La Cidi
Il faut: se mettre d'abord dans les meilleures dispositions Irrales et religieuses, n'avoir confiance ni dans les hérénes ni dans les démons ni dans les Esprits 1 ; Avoir un leellent guide spirituel (Ateharéia) 2 , se raser et se laver tes les jours trois fois par jour, faire des sacrifices selon (s moyens, prendre pour l'opération un assistant pourvu fcs qualités exigées, choisir un emplacement favorable. p lieux les plus propices sont ceux autrefois honorés fcr la présence de quelque bouddha, bodhisattwa ou chrafka. 11 faut préférer le bord de quelque rivière ou de aelque montagne, loin du bruit, des obstacles et des bêp fauves ; on reconnaît aussi le voisinage dans les mêmes »es.
j Le choix fait, on bêche la terre jusqu'à la profondeur 'une coudée ; on nettoie le sol parfaitement; on répand (fcssus de la terre propre, on y élève une cabane et on y lace les idoles d'une certaine manière.
Comme l'incantation résulte d'un mode particulier de ire les con jurations, on a des chapelets de 108 grains faits xprès. Homme les Daranis qui ne se composent chacun lie de quelques vers doivent être répétés un très grand (ombre de fois, par exemple cent mille, chaque fois que 'on répète la conjuration, l'esprit doit être absorbé par a vision de la divinité qui préside à l'opération ; pour «rabattre la distraction, on doit donner toute son attenjon aux moudras ; quand on a surmonté l'avidité, la sot- •se, la colère, etc., il faut méditer sur la souillure, lamiréricorde, les douze Nidanas,etc.
! U est remarquable que les Bouddhistes appellent les Brahoanistes, seulement des Hérétiques et non des Infidèles. Ils se ionsidéraient donc comme les rejetons d'une souche commune. 1 est remarquable aussi que les démons et les Esprits soient «nus en même mépris que les Hérétiques.
* Ce précepte prouve que la direction de conscience était en grande estime chez les Bouddhistes du Nord comme elle l'est •ujourd'hui chez les Thibétains ; tous ceux qui le peuvent enretiennent un Gourou ou directeur de conscience.
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Pendant la conjuration, on tient à la main un se (Vadjra) d'une matière déterminée par le but que poursuit, et qui écarte les démons ennemis, L'Atch fait au roi des enchantements, une offrande de fleur parfums et d'aliments à laquelle succède une offrand vin, de viande et de fruits confits pour les Espri la leciure des conjurations destinées à les éloigner, cérémonie dite du Mandala a aussi le pouvoir d'ami tous les crimes et de grandir les vertus.
C'est alors que se fait le Khoma (holocauste). On avec de* l'huile des grains de froment et de sésanne, puis 4 jusqu'à 10.000. On les presse sur des planchette 3 centimètres de long et de un centimètre d'épaisseui fourneau formé d'un mélange de terre et de chaux a, vaut le but que Ton se propose, la forme d'un nénu d'un triangle, d'un quarré ou d'un cercle.
Si, après tout cela, le Cidi n'est pas obtenu, il faut avec ferveur ; la divinité apparaît alors en songe et i que les obstacles à écarter.
Certui ns signes favorables, des songes, etc. annoncent Y proche du moment du Cidi ; pendant cette période, on ci tinue les dévotions, les exercices ; enfin on reçoit le Ci< c'est-à-dire qu'on obtient : la réalisation de l'objectif Ton a en vue ; soit, si l'on estéminent, la qualité de Riti avec les pouvoirs qui y sont attachés : se rendre invisihj prendre une forme subtile, se mouvoir dans l'air, av< une longue vie, etc., voir malgré les obstacles, lire dans pensées d f autrui, retrouver le passé 1 .
Les prescriptions à observer pour obtenir le Cidi si minutieuses que l'insuccès peut toujours être attril à quelque oubli ou quelque omission.
A la fin de son exposé Vadjarapani convient qu'il des religieux et des laïques qui n'admettent pas cette d< trine sur les conjurations, qui lui attribuent une origi) diabolique et qui le regardent lui-même comme un d< cendant de la race maudite des Yakchas .
* Les facultés soulignées sont celles qu'on attribue aufoue d'hui aux somnambules et au magnétisme animal. Les voyageut qui, comme Schlagenweit, ont vç les Bouddhistes, avoue* qu'ils sont beaucoup plus forts sous ce rapport que nos magn4 tiseur3 les plus puissants. C'est une remarque que nos missioft naires ont faite depuis longtemps au Tonkin.
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voit par là que les conjurations n'ont jamais fait ie obligée et essentielle du credo Lamaïque. La rée de Tsong-ka-pa leur a porté un coup mortel ; au- 'hui, ainsi que nous l'apprend M. l'abbé Desgodins *, Lamas qui s*y adonnent sont complètement discrédi- ; déjà, lors du voyage du père Hue, ils n'avaient qu'un infime ; les hauts dignitaires religieux n'avaient pour aucune considération et ne les regardaient que comme je concession faite à la superstition.
* Nous saisissions cette occasion pour exprimer publiqueut à M r l'abbé Desgodins notre bien vive reconnaissance des toseignements qu'il nous a fournis sur le Thibet avec une liralité d'autant plus méritoire, qu'au moment où nous les lui rons demandés, il préparait sans doute déjà la publication 'il a faite sur le Thibet.
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