‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 94 sur 129 · O CM · texte numérisé non relu

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achetant les pâturages et les remplaçant par des champs cultivés et des villages. i

Excellents cavaliers, chasseurs et tireurs très habiles^ les Mantchoux dépossédés ne sont plus que des soldats da la Chine qu'ils ont conquise. <

Les mœurs des Mongols sont une conséquence soit dt la religion, soit de la nature du pays. i

Les Mongols se marient très jeunes ; contrairement k ce qui a lieu dans les autres pays bouddhistes, les deux futurs ne se connaissent pas au moment du mariage. Onj achète la fille à son père ; le marché conclu, celle-ci reste dans sa famille jusqu'aux noces- Tous les invités font au < nouveau couple des dons en bestiaux. Une députatioai vient enlever la fiancée pour la conduire chez son beaupère. Pendant que les Lamas réunis en chœur chantent les prières, elle se prosterne devant l'image de Bouddha, puis vers le foyer, et enfin devant le père, la mère et les autres plus proches parents du futur qui accomplit de son côté les mêmes cérémonies. Vient ensuite le festin des noces, etc.

La pluralité des femmes est pratiquée généralement en Mongolie. La première épouse est toujours la maîtresse de maison et du ménage. Les petites ^épouses lui doivent respect et obéissance, et leurs enfants n'ont pas les mêmes droits que les siens.

Comme 4e célibat des femmes n'est point admis, sauf pour l'état religieux qu'embrassent seulement quelquesunes, surtout les veuves, mais en trop petit nombre pour former des communautés, les petites épouses sont une conséquence du célibat des Lamas. Elles sont d'ailleurs, comme en Algérie, très utiles comme servantes intéressées à la prospérité commune de toute la famille.

Sous l'influence des Mantchoux fervents Bouddhistes, la Monogamie tend à s'établir dans la Mongolie comme en Chine partout où les condition^ économiques ne s'y opposent pas.

Le divorce est très fréquent chez les Mongols. Sa cause la plus ordinaire est l'incompatibilité d'humeur. Il est toujours une perte pour celui qui renvoie une fille à son père ; celui-ci ne reçoit ni ne demande aucune explication ; il remarie ou plutôt il revend sa fille à bref dé-

lai.

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lime dans les autres pays bouddhistes, les femmes bien traitées en Mongolie et ont de l'indépendance, sortent en toute liberté, font des courses à cheval visitent de tente à tente. Elles ont un aspect et un îme viril ; elles portent de longues bottes en cuir et longue robe verte ou violette serrée aux reins par ceinture ; quelquefois, par dessus la robe, un petit t, ou, si Ton aime mieux, un très long gilet. inérailles. — Partout où les Mongols sont mêlés aux io;s, on suit pour les funérailles les usages de la îe qui sont conformes aux nôtres. Dans le désert, ni les Nomades, on se contente de transporter les ca~ res sur le sommet des montagnes ou dans le fonds des ins où ils sont dévorés.

es familles riches font quelquefois brûler leurs morts, ir le grand Lama, on réduit en poudre déliée et on pétrit, c de la farine, en gâteaux, les ossements retirés dubû r. On porte ces gâteaux en grande pompe dans unetoule édifiée à l'avance pour cette destination pieuse. On tcontre un grand nombre de ces petites tours funéraires - le sommet des montagnes et aux environs des lamasies ; car, souvent, le même mode de sépulture est em- >yé pour les Lanpas.

^omme tous les peuples convertis au Bouddhisme, les >ngols ont gardé leurs anciennes superstitions, le démisme et le culte du feu, que Ton trouve à l'origine de îtes les sociétés antiques. (Voir la cité antique de M. Fùstel Coulanges).

L'animisme ou démonisme paraît avoir été la religion emière de tous les peuples de race Touranienne ; c'est

croyance spontanée à l'existence d'Ames ou d'esprits >nt les plus puissants, ceux dont l'homme à l'état de iture se sent le plus dépendant, sont seuls mis au rang êtres divins et deviennent les objets de l'adoration.

Ces âmes ou esprits attribués d'abord aux morts et à es objets matériels déterminés, ont été ensuite, comme f^ents occultes d'effets inexpliqués, conçus comme parourant la terre et l'air et apparaissant aux hommes soit pontanément, soit par l'effet d'une conjuration magique.

Cette croyance, en se resserrant, conduit d'abord au >olythéïsme f et celui-ci à son tour mène au monothéisme ;

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elle a subsisté chez beaucoup de peuples même parvenu* i\ ces deux conceptions, et elle a diminué alors singuliè^ rement l'empire des dieux ou de l'être suprême, aira que nous le voyons encore aujourd'hui dans toute h Haute Asie.

Cette religion des esprits a donné souvent un corps di prêtres fétichistes ou magiciens, plus rarement un cult^ Elle n'a pas de rapports avec la moralité et très peu a?ô< la vie future. C'est chez les Finnois qu'elle a eu le plus de développement, Les Esprits qu'ils adorent se distin* guent par l'étendue de leurs pouvoirs magiques. Au-desi sus de tous se placent le Ukko, le grand-père, le créateur Luoya, et la divinité par excellence Yumala ; tous les enchanteurs ou esprits lui obéissent et invoquent son concours.

Si on ajoute au Démonisme l'adoration du feu et des astres, on a le Schamanisme des Sibériens et des anciens Mongols.

L'animisme avec la divinisation du foyer domestique et du ciel paraît avoir été la religion première de la Chine.

L'adoration des astres commune a tous les peuples Nomades et Pasteurs, tels que les Chaldéens, les Mongols etc., se réduit à celle du ciel personnifié, chez la plupart des peuples agriculteurs comme les Chinois.

L'ancienne religion des Mongols était à la fois le culte de la nature (physiolatrie) et celui des esprits (démonisme, c'est-à-dire l'adoration des puissances et forces naturelles personnifiées.

Comme la plus haute puissance de la nature, les Mongols honoraient le ciel ; dans leur langue, le céleste et le divin se confondent. Après ou avec le ciel venaient le so* leil, la lune, les étoiles ; puis les montagnes, la mer, les lleuves et les éléments.

Les Mongols croyaient, avec tous les peuples de Fextrême-Orient, au pouvoir des esprits ou démons (génies) sur la marche des phénomènes naturels, sur le bonheur et la santé des hommes et du bétail. Leurs prêtres (Kami, même nom qu'au Japon) s'occupaient de conjurations et d'exorcismes, de divers augures tirés du vol des oiseaux et des victimes, notamment de l'homoplate d'une brebis qui devait être présentée' au feu d une manière particulière. Ils prédisaient le temps qu'il fera. »

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îs esprits des ancêtres étaient, à ce qu'il paraît, les lx du foyer domestique, les gardiens de la tente et du ipeau ; on leur faisait des sacrifices et on leur en fait ore aujourd'hui.

es Mongols, déjà avant leur grandeur, avaient été en tact avec d'autres cultes ; d'abord avec celui du feu. là vient qu'ils honoraient et honorent encore le feu dessus de tous les éléments sous le nom de Chorsda qu'ils assimilent au ciel ou aux dieux du ciel avec quels ils confondent Indra- Ce nom vient sans doute du rse Ahura Mazdas.

Sans doute les Mages leur avaient apporté le culte du 1 confondu avec l'idée d'un être suprême sous le règne la dynastie des Sassanides.

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