Les dynasties Mongoles de la Chine
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Dès le v e et le vi c siècle de notre ère, il y avait dans ^sîe Centrale des missions assez nombreuses de Nestoens. Elles pénétrèrent en Chine. La dynastie mongole ; Karaf t avait été très anciennement convertie au chrisnnisme. Déjà depuis un siècle le Bouddhisme avait coulis les états voisins, et llorissait dans le royaume de asi, dans le Kara Kitaï, les Uïguren ; dans ces deux deriers et chez tous les peuples turcs il existait simultanéîent avec l'Islam et le christianisme Syrien *. Tchingis Chagan (Gengiskan) fut le 20° souverain de la econde dynastie des Empereurs Mongols et eut pour caitale Karakoroum.
Tamerlan qui était de la même dynastie transporta la apitale à Samarkande. Les incursions des Mongols détendirent alors presque à tout l'ancien monde. A la -ouv de leurs empereurs se trouvaient réunis les ambas-
* Avant la conquête Mahométane, le Christianisme Syrien CNestoriens) était aussi étendu et aussi vivace que le Christianisme giec et latin. Il distinguait, en Jésus-Christ, la nature humaine de la nature divine. Marie était la mère de l'homme et non pas de Dieu.
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sadeurs de toutes les nations ; c'est ainsi que l'Europe cette époque se mit en rapport avec PAsie, alors b coup plus avancée qu'elle en civilisation. Les Mo furent alors le trait d'union entre l'Orient et TOcci qui lui emprunta la boussole, la poudre et Timpri rie.
Lorsque les Mongols atteignirent leur apogée Tschingis Chagan, les prêtres des religions rivales s'e cèrent naturellement de les convertir et surtout leur et sa famille.
Le conquérant n'avait qu'un dogme qu'il poussait j qu'au fanatisme : « Le ciel, ou le dieu du ciel lui a 1 donné à lui et à sa race l'empire du monde. »
11 admettait un dieu suprême et sans doute uni mais il le confondait avec sa propre personnalité ; il é dieu dans le ciel et Chagan sur la terre. Mais la forme culte lui était indifférente. Chaque' peuple, chaque m vidu devaient avoir toute liberté à cet égard. C'est u règle de conduite qu'il a léguée à ses successeurs dai son testament.
Ceux-ci étaient, aussi bien que luf, trop arriérés encoi pour ne pas croire à la magie. Ils savaient aussi le pai que la politique peut tirer de la religion. Leur indiffl rence dans cette matière dura deux âges d'homme.
L'Empereur Mongka Chagan pratiquait tour à tour quelquefois dans le même temps les religions chrétiens musulmane et bouddhiste. 11 disait que chacune de c religions avait reçu une révélation recueillie dans ses livres sacrés. Il mit en présence et en lutte de dispute dans un tournoi théologique les prêtres des quatre religions pour juger et décider quelle était la meilleure. 11 lut plus irrésolu après qu'auparavant, et il déclara qu'il reconnaissait un seul dieu et différentes manières de le< servir. Toutefois la dynastie protégea le Bouddhisme ; sans doute parce que c'était après le grossier Schamanisme, la< religion la plus répandue dans l'immense empire Mongol et la plus accommodante. Les lamas firent de grands progrès dans la faveur des souverains et obtinrent d'eux beaucoup de charges temporelles et spirituelles.
La politique de ménagement pour ces quatre religions dura autant que l'unité de l'Empire Mongol. Lorsqu'il se divisa en quatre royaumes, trois se déclarèrent pour
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nisme ; Ghubilaï, qui eut la Chine et la Mongolie et ut le Charlemagne de l'Extrême-Orient, afin d'adout de civiliser les Mongols et surtout de rattacher à ïmpire le Thibet déjà lamaïste, adopta le bouddhisme ai associant ce qui, dans le Schamanisme, constituait croyances populaires. C'est ainsi que le Lamaïsme it du Schamanisme la conjuration des esprits de la le manière que le Bouddhisme avait, dans l'Inde, reçu iivaïsme, le Tantrisme.
i missionnaire Mafîio Paolo rapporte que les Bakschi bétains (religieux) étaient parmi les prêtres faisant lie de la cour du grand Empereur Chubilaï les plus iles dans l'art infernal, au point qu'ils évoquaient à r gré la pluie et l'orage, qu'ils remplissaient sans les cher, de lait et de vin, les vases à boire de l'Empereur, ils volaient dans l'air de dix pas à sa rencontre, etc. sque Mafîio Paolo demanda à Chubilaï pourquoi il ne convertissait pas au Christianisme, celui-ci répondit : >arce que les prêtres chrétiens ne font pas des miracles nme les payens. »
)n voit par là que Mafîio Paolo et les Nestoriens adétaient que le don des miracles avait été réservé à >us-Christ et à ses apôtres comme indispensable seulejnt pour le premier établissement du Christianisme *. ïst le principe qu'a posé Pascal. Si tous les Jansénistes ivaient été fidèles, on n'aurait pas lu dans Paris, sur le éàtre d'un prétendu miracle, ce placard sarcastique :
De par le roi défense à Dieu D'opérer miracle en ce lieu.
La réponse de Chubilaï à Mafîio Paolo, en supposant l'elle soit d'une exactitude avérée, ne pouvait indiquer véritable motif de sa préférence ; il était trop éclairé our se décider par des raisons semblables ; il Tétait 'ailleurs assez pour ne pas comprendre que le christiaisnie est au moins aussi civilisateur que le Bouddhisme ; lais il voyait le Bouddhisme déjà fort répandu en Chine
i Mahomet, élève des moines Nestoriens, déclare dans le oran qu'il n'a pas de pouvoirs miraculeux.
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et dominant au Thibet, tandis qu'il restait encoi Christianisme à en faire la conquête. Comme tout que, il voulut s'appuyer sur ce qui était fermement plutôt que sur ce qui était en perspective *. D'ailh Bouddhisme qui avait régné dans une grande pai l'Asie avant l'Islam imprégnait l'air pour ainsi dire, n'échappe point à l'influence du milieu. Jamais uni mée Mongole n'avait encore pénétré dans le défendu par ses rochers et ses neiges ; les chefs et taires lamaïques et les communautés religieuses y ai acquis un grand pouvoir temporel et spirituel. Cl seulement en s'alliant avec eux que la Chine poi exercer sur le Thibet une influence nécessaire à sa ri té.
On avait fait, d'après le sanscrit, un alphabet Thibét on composa aussi un alphabet Mongol, ce qui cont beaucoup aux progrès du Bouddhisme en Mongi Enfin Chubilaï fit faire une révision des écrits Bondi ques.
Jusqu'aujourd'hui l'histoire se tait sur le Lamaïsme i puis l'élévation du LamaPhaggs-spa au sommet de la rarchie. Probablement les chefs du Monastère de SSa-SSl étaient les chefs spirituels et les princes temporels du 1 bet, tributaires de la Chine à ce dernier titre, au moins minalement sous les successeurs de Chubilaï jusqoi commencement de la dynastie des Ming. La Mongolie vit l'exemple et subit l'entraînement du Thibet.