Les Ming et la Réforme de T$ong-ka-pa
Les Ming s'efforcèrent dé conserver en entier rhérilagj de la dynastie Mongole des Yen, d'assujettir la Mongol» par les armes et d'enchaîner à la Chine par des présent et des honneurs, les Lamas du Thibet. Au lieu de concen<
i Annales de la Chine. « L'empereur Chubilaï voyant ces vafr tes contrées lointaines, inaccessibles, avec des habitants farott* ches et guerriers entreprit d'adoucir ces peuples avec leur! usages mêmes. »
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V comme on l'avait fait auparavant, le pouvoir religieux politique dans la famille de SSa-SSkja, elle s'attacha à &dir les dignitaires religieux du second rang et à dimir, autant que possible, le pouvoir religieux centrai : à ser pour régner.
test dans cet ordre d'idées que se firent toutes les inoculions du Lamaïsme, sous l'Empereur Jong lo et les tes Ming.
fcsMing avaient compris que l'hérédité dans une famille Souverains, même religieux, ferait nécessairement du bet une monarchie indépendante, 11 fallait donc abolir Tédité naturelle des chefs ecclésiastiques. C'est ce que a réforme de Tsong-ka-pa.
/influence politique et religieuse de la Chine suffirait , u iîzueur, pour expliquer cette réforme. Celle-ci avait reçu Bouddhisme de l'Inde avant que le Tantrisme s'y fut i oduit. Le célibat y était de rigueur pour les bonzes et s'occupaient peu de magie ; la religion y était au point développement du grand véhicule qui a précédé le mysisme et qui a pour interprète le Lotus de la Bonne Loi, Nénuphar Blanc. On sait que ce livre est encore aujourmi le catéchisme bouddhiste de la Chine. Or, c'est préément à ce point que Tsong-ka-pa, d'après tout ce qu'il |>ert, s'est efforcé de ramener le Lamaïsme.
Il est Je fondateur d'une nouvelle secte dite de la vertu, nom seul indique qu'il tenait un compte très grand sinon clusif des œuvres, contrairement à la doctrine de la foi à celle de la contemplation.
Le signe distinctifde cette secte est la couleur jaune du si ume religieux ; comme cette couleur était celle du wddhisme Indien et du Bouddhisme Chinois, elle indiu> un retour au moins au point que nous avons défini, i plus grande réforme disciplinaire est la règle absolue i célibat pour les religieux, tandis que certaines sectes uges permettaient et permettent encore aux religieux mariage, h la manière des Brahmes.
Tsong-ka-pa est vénéré en Mongolie et au Thibet presu 1 à l'égal de Çakiamouni.
Gomme lui, il a sa légende. Quand vint le temps marqué Hir sa naissance, à Ando dans le pays des Kalchas, sa ère fut renversée par un tourbillon et tomba le ventre Jiïtre une inscription de la Loi ; ce fut ainsi qu'il fut
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conçu. Il vint au monde avec une barbe et des chev blancs ; à trois ans il renonça au monde, et de ses chevei qu'on coupa alors, naquit le lameux arbre dont les feui sont chargées de caractères thibétains qui se forment d'e mêmes et que le père Hue affirme avoir distingués, at huant ce prodige au diable.
Ce fait peut s'expliquer par le travail de quelque insec I/Eumolpe de la Vigne est connu aussi sous le nom gaire de diablotin et d'écrivain. Ce nom lui vient de que, pendant l'été, l'insecte, s'atta^uant au parench des! grandes feuilles, y fait dans tous les sens des décoœj pures irrégulières, bizrares même qui rappellent un pe* les anciennes écritures. Ces découpures sont ordinaire* ment droites, mais comme elles vont dans diverses directions, il arrive souvent que, par leur réunion, elles for^ ment des V, des A, des L, des I, des N, etc., lettres qirç justifient bien le nom qu'on adonné depuis longtemps à cet insecte.
Un Lama savant, venu de l'Ouest, au long nez, (ce qoî veut dire Européen) passa plusieurs années avec lui, et, aussitôt après sa mort, Tsong-ka-pa prêcha sa réforme. A L'hassa il proclama la nécessité d'améliorer le culte et la discipline. Le grand Lama le manda près de lui pour le réprimander, et, sur son refus de venir, il se rendit vers lui pour le remettre dans la bonne voie*
Dans une conférence publique et solennelle, Tsong-kapa prit avantage de ce que son antagoniste, par un mouvement instinctif, écrasait entre ses (doigts un pou sous son aisselle et le confondit comme manquant aux préceptes de Bouddha. Le grand Lama céda à son vainqueur et la réforme ne rencontra plus d'obstacle.
I/an 1419 Tsong-ka-pa entra dans le Nirvana après être devenu un Bouddha. Son corps se conserve inaltérable, suspendu, comme celui du prophète à Médine 1 dans I* 1 couvent de d Ca-le-Dh.
Telle est la légende. Voici maintenant l'histoire.
Tsong-ka pa étudia non seulement à L'hassa, mais encore dans tous les autres foyers de science lamaïque. Encore tout jeune, il fouilla à fond et s'appropria toutes les par-
1 Nous doutons fort que les Musulmans instruits admettent cette légende.
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gt branches de la Loi et toute la scholastique boudée avec ses dépendances, la Médecine, l'Astrologie, la te et tous les systèmes philosophiques. Il prit les plus (s grades dans toutes les facultés. Il vécut ensuite en ite dans le pays de Dags-po ( vulgo Takpo ) dans le sud fhibet avec ses huit disciples qu'il instruisit.* Enfin, il Hirna à L'hassa où il se mit à enseigner publiquement [prêcher sa réforme oralement et par écrit. Des mil- & d'étudiants accoururent de toutes les parties du Thi- JMMir l'entendre. Dans Tannée 1407 à 1409 de notre j il s'établit sur une montagne dans le voisinage de la fttale et y fixa sa résidence dans le couvent Galdan £ du ciel), le couvent métropolitain de la loi Jaune jt il fut le premier chef. Gomme le nombre de ses adhéàs augmentait toujours, deux autres grands couvents ent fondés immédiatement, près de L'hassa par lui ou | successeurs. Comme tous les chefs d'Keoie Bouddhis- , il fut éclectique et conciliant dans le dogme, tout en ut sévère pour la discipline.
^e grand docteur a laissé quatre ouvrages principaux s volumineux qui ont une autorité presque canonique ur sesadhérens. Le plus célèbre est le Lamirion,im de- \pouv avancer. Il se divise en trois parties : le chemin petit du moyen et du grand homme. C'est la théorie écleque que nous avons déjà vue de trois credo superposés ivant le degré de capacité des fidèles, et correspondants tx trois Véhicules : Les hommes de capacité vulgaire doint croire qu'il y a un dieu, ou âme suprême et une vie fure et que l'on recueille dès cette vie, au moins pour une •ande partie, le fruit des œuvres et actes que Ton y a acunplis. (Petit Véhicule).
Ceux de capacité et moralité moyennes doivent croire i outre : que tout composé est • périssable, qu'il n'y a oint de réalité dans les objets, que toute imperfection ît douleur et que la délivrance de la douleur et de Texisïnce corporelle est le bonheur ou la béatitude finale ooyen véhicule).
Ceux de la plus haute capacité doivent savoir en outre: ue depuis le dernier objet matériel jusqu'à Vdmc suprême, ieu n'existe par soi-même ; on ne peut pas dire que luoique ce soit doive toujours durer ou bien cesser absottment, mais que chaque chose existe par une liaison de
dépendance ou de causalité (rapport obligé de précédenci ou de succession faisant loi) (doctrine des Pradjana*Para« mita).
Quant à la pratique, la première classe se borne i l'exercice des dix vertus ; la seconde s'efforce en outr\ d'exceller clans la moralité, la méditation, l'ingénuité 01 la sagesse ; la 3 e classe doit, en outre, exercer les dix ver tus transcendan taies A .
La première classe n'a en vue qu'une heureuse traus migration : la renaissance dans l'état de devas, homme ou Assouras ;
La Z G classe espère le Suckhavati, paradis d'Amitaba
La 3 e classe aspire à devenir, un jour plus ou moin éloigné, des Bouddhas accomplis.
On trouve une division semblable quoique moins précis entre les séries des paradis Birmans.
Contrairement à ce qu'avait enseigné d'abord le Grain Véhicule, la secte jaune admet que les Laïques ne peu* vent arriver directement à l'état de Bouddhas accomplis ils ne font que se préparer à acquérir cette faculté.
Se fondant sur la transmigration, le Réformateur renou vela les prescriptions du Brahmanisme pour le respect d* la vie des êtres animés. C'est pour cela que les Lama! évitent généralement d^écraser les insectes et même d* tuer leurs pous.
11 prescrivit des dispositions pour entretenir dans les La masseries le zèle et l'habitude des travaux de l'esprit, pro clamant le principe que la science religieuse est inépuisa ble ; il fonda sur le dégré d'instruction l'avancement dan* la hiérarchie religieuse ; ce qui, ainsi que nous l'avons vu n'a pas lieu en Birmanie ni à Ceylan. Il prescrivit aussi aux Lamas de porter dans les Lamasseries certains in>ignes réservés dans le sud pour les cérémonies.
Il remit en vigueur l'usage pour les femmes de se couvrir le visage d'un vernis, usage qu'a décrit un auteur du temps de S 1 Louis.
Enfin il introduisit des modifications dans les Rites. C'est en Chine surtout qu'on peut voir les changements qu'il a opérés, en comparant les rites que suivent les n 4 -
1 On trouve dans les ordres religieux de l'Islam une classification semblable entre les initiés à des degrés différente.
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uddhistes dans les provinces du Kan-sou,de Chan- Pi-tché-li qui ont adopté la réforme, avec les rites que les Bonzes ont conservé dans le reste du
e du Milieu. * ine, on distingue des autres Bonzes, les Lamas qui suivent la réforme. Les deux sectes, après de luttes ont fait la paix. Les Bonzes et les Lamas se nt comme formant une seule famille, malgré les ces qui les distinguent ; les Lamas sont en générai ents.
i prouverait que Tsong-ka-pa s'est inspiré directede la science Bouddhiste Indienne, peut-être de et non de la Chine, ce sont ses efforts pour cornla Magie autant qu'il le pouvait sans se mettre en t désaccord avec les livres canoniques. Il lit une tion entre la Magie blanche ou les prescriptions du ancien, et la magie Noire, celle dans laquelle ent les Manipulations Schamaniqnes ou les arts Charlatans, la Nécromancie, la Sorcellerie, FAlàie et les Jongleries des Lamas qui soufflaient du feu la bouche, avalaient des couteaux, s'ouvraient le e etc; les Lamas rouges pratiquaient et pratiquent enavec beaucoup de succès ces exercices ; les jaunes lisent ces charlatans.
lit dans Vei-Hang thu Schy L. G. v 241 : Si des Las y pour tromper le peuple avalent des épées ou vomissent du feu, le Dalaï Lama les punit.
e père Hue a donné De visu y la description de ces gleries.
feux decesarts, particulièrement la sorcellerie, qui ne tt pas permis aux Lamas jaunes et dont la foule ne peut le veut se passer, ont dans les grands couvents jaunes représentant qui appartient à la secte rouge. Il habite te place particulière dans les dépendances du couvent peut se marier.
Ce fut sans doute Tsong-Ka-pa qui prescrivit aux reli- ?ux une retraite annuelle ; cet ancien usage bouddhiste Existait pas au Thibet parce qu'il n'y a pas une saison trticulière de pluies. Ce fut aussi lui qui institua la féte îs prières du premier de Tan (voir la description de la le des fleurs Titre. )
îi revint ainsi à l'ancienne coutume et règle bouddhiste
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de se réunir pour le culte, la dispute scholasHque, le pai tage des aumônes ; et à Tordre de Çakyamouni d'avoir d grandes assemblées du peuple à l'instar de celles an nue les ou quinquennales de la délivrance dont nous avon décrit Tune, celle quia été donnée par Citaditya roi dj Kanyakoubja Canodje, Inde Centrale, à Prakeya près <i Confluent du Gange et de la Jumma d'après le récit d Hiouen-Tsang qui y assistait.
Le père Hue pense que Tsong-Ka-pa a emprunté au Lam au long nez, les cérémonies et ornements qui sont commun en assez grand nombre au Catholicisme et au Lamaïsme Koëppen et les autres auteurs protestants pensent que cei ressemblances sont antérieures à Tsong-Ka-pa.
L'abbé Desgodins objecte que, s'il en était ainsi, on trou verait des représentations de ces ornements et cérémonie dans les peintures et sculptures des temples bouddhiste exécutées antérieurement à la réformé de Tsong-Ka-pa, q qui n'a pas lieu. Cette objection pourrait prouver que la ornements sont postérieurs à Tsong-Ka-pa,mais non qu'il remontent à lui. On trouve les mêmes ressemblances très frappantes en Birmanie pour les habits sacerdotaux.
MM. de Bunsen et Emile Burnouf pensent que les ornements et symboles chrétiens viennent de la Perse et di Tlnde. Leurs démonstrations et rapprochements sont for! ingénieux. Mais les ressemblances n'indiquent pas nécesj sairement une communauté d'origine ; elles prouveûl seulement l'identité des conditions dans lesquelles elles se sont produites. Les mêmes ornements et habillements peuvent avoir été adoptés dans plusieurs lieux sans communications entre eux, naturellement, par l'effet de circonstances et de besoins semblables. Qui empêche d'admettre, par exemple, que le Pallium, la Dalmatique, le Pluvial sont des vêtements dont des religieux ou prêtre de plusieurs religions ont eu besoin, suivant à peu prèq le même modèle, pour leurs voyages ou pour d'autres but! dans des pays divers mais ayant des saisons analogues La ressemblance dans les symboles peut provenir d'uni tendance générale de l'imagination à emprunter à la nature certaines figures qui la frappent partout. Tsong kapa est sorti de l'École de Ka-dam-pa fondée par Brora Bakschi disciple d'Atishas, qui s'appuie sur les Sutras plus que sur les Tantras, mais il s'efforça de réunir sous
Mbe jaune les membres de toutes les Ecoles. Lui et unccesseurs y ont si bien réussi que le nombre des ■as rouges est actuellement faible au Thibet. ■kong-ka-pa a été canonisé. Le plus souvent, on le revente comme une incarnation d'Amithaba, ou bien ■i de Mandjoukri et de Vashrapani réunis ensemble nen de Machakala (peut-être Makaulan). Comme conpence on dut lui prêter plusieurs naissance dans l'Inde pi Thibet. 11 y a à S 1 Pétersbourg plusieurs biographies mies antérieures de Tsong ka pa ; une entre autres où perait été Subuthi disciple de Çakiamouni.
■a statue se trouve souvent dans les temples Lamaïques ■Dt à sa droite celle du Dalai Lama et celle du Grand paRin poTshaasagauche.il tient dans ses mains Bes pour la prière, deux Heurs de lotus dont Tune con- Kdans son calice un petit cierge et l'autre un livre ; nom spirituel est en sanscrit sumaticriti le sage illusïsong-ka-pa était le contemporain de l'Empereur Jonglo r en 1406 lui décerna, dit on, le titre de Roi de la grande pîifique loi, bien que sa juridiction ne s'étendit proàement encore qu'aux trois grands couvents qu'il avait tdés près de la Capitale et à quelques autres en provinrLa Chine dut évidemment lui donner tout l'appui bile put ainsi qu'à ses partisans. On dit aussi que l'Emteur donna le titre de rois à huit Hiérarches Thibétains étaient les huit apôtres formés par Tsong ka pa. lu bout de deux siècles, sa réforme était prédominante Thibet et dans la Haute Asie, bien qu elle n'ait jamais 'universellement adoptée et qu'il soit resté partout des rident s.
lui vaut une tradition, Tsong-ka-pa se désigna pour sucpeurs deux de ses disciples et leur ordonna de toujours paître surnaturellement. Telle est l'origine reçue des mai grands Lamas jaunes le Dalaï-Lama (Océan de sabe) qui réside àL'hassa et le Rin-po-tshe, (bijou delufere) qui habite Kra Schiss Lun po (Tatchi tnn-po) dans ferière Thibet *. Lorsque l'un deux a un successeur, ce-
L'hassa se trouve du côté du Thibet qui confine au bassin kérieur du Brahmapoutra le plus grand affluent du Gange ; géographes n'ont pas encore absolument établi que la rire de Lassa ne fait point partie de ce bassin. L'arrière Thibet ifine à la Chine.
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lui-ci est consacré et ordonné par l'autre Grand Lan qui est en exercice jusqu'à ce qu'il quitte son envelopj mortelle. Celte institution peut ne pas remonter jusqu Tsong-ka-pa, bien qu'on donne la liste de ses successeur niais elle a du suivre immédiatement le triomphe offici sinon général de la secte au Thibet, car elle servait la p litique de la Chine, et en même temps elle était le sei moyeu de concilier le principe de l'hérédité des grani Lamas avec le célibat qui leur estimposé.
Les Chubilgans, les deux grands Lamas et le Guyon
Tamba.
Ce système dut, par la force des choses et de la logiqi être étendu aux autres princes Lamaïques dont Thérédi naturelle était supprimée. De là les Chubilgans.
Quand Tàme d'un haut dignitaire lamaïque a abai donné son corps, elle passe immédiatement dans ceh d'un enfant qui, à l'âge de un, deux ou trois ans, se à\ clare ou est reconnu être la renaissance du décédé, so incarnation.
De même que l'institution des deux Grands Lamas ù carnés empêchait l'établissement d'une monarchie thé cratique, celle des Chubilgans empêchait ou détruira une aristocratie princière théocratique.
Le Grand Véhicule avait admis dans ses développemen que les Bodhisattvas, même dans le ciel en attente c leur mission sur la terre, pouvaient s'incarner dans d but de miséricorde, d'enseignement, etc. ; on avait mên attribué aussi la faculté d'incarnation temporaire dai des buts semblables aux Buddhas avec un reste ou sai reste. De là, le passage était facile à l'incarnation contint des Bodhisattvas ou saints dans un but de protec tion.
Cette idée de protection couvrait parfaitement le bi politique qui était de conserver d'une manière presqu impersonnelle le pouvoir suprême, le souverain et U biens temporels qui y avaient été attachés par institutic
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pratique, et aussi de la même manière le pouvoir et iens des princes ou Hiérarques du Lamaïsme, ut en conservant leur personnalité immuable dans lautes régions, les Bodhisattvas peuvent, comme nous ns vu, s'incarner en même temps dans plusieurs s par des rayons de lumière issus d'eux-mêmes, s Dyani Bouddhas, au moins dans la croyance Late, ont la faculté de descendre dans un corps humain seulement par leurs fils émanés, les Dyani Bodhisat- (Bodhisattvas de la contemplation), mais encore direcmt par émission ou rayonnement, lté incarnation est toute autre que lu simple renaisse dans le cercle de la transmigration ; c'est un fait laturel, privilège exclusif des âmes déjà sorties du le de la transmigration. La définition thibétaine de e sorte cTincarnation, le mot mongol Chubilgan est la uction du mot sanscrit Nirmana (métamorphose magi- ) (Koeppen). Cette théorie ne commença à avoir cours s la théologie et la doctrine bouddhique qu'au vu e siède notre ère. Hiouen Tsang n'en cite qu'un seul exemcelui de Fauteur du Jogaçastra qui fut honoré comme incarnation du Bodhisattva Maitrèya.
es Bouddhistes paraissent avoir fait grand usage de e théorie dès leur début au Thibet qui y était préparé le culte des esprits, notamment par la croyance aux ons charnelles des esprits et des corps. Cette disposii devait porter les religieux venus de l'Inde à présenaux Bods si amateurs de surnaturel, leurs saints et -mêmes comme des incarnations de génies bienfaits.
l'est ainsi que, dans le Thibet d'abord, puis dans la dule Mongolie, les observateurs eminents des précep- , les propagateurs du Bouddhisme, les savants, les rois les chefs zélés pour la foi furent donnés comme des arnations des saints Bouddhistes. C'est ainsi que les is rois (désignés comme Tschakàvartins) qui avaient le is aidé à l'introduction du Bouddhisme dans le Thibet l ent donnés pour des Chubilgans (incarnations) d'Avaloeswara, de Mandschueri et de Viradaschrapani ; l'initeur de l'Alphabet Thibétain pour un Chubilgan de indschukri, le linguiste et traducteur Pagur Vairotsana pour un Chubilgan d'Ànanda. Les chefs de la secte
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de Ssa Sskja pa, bien qu'ils eussent l'hérédité natui furent regardés comme des incarnations deMandschi cette conception d une suite d'incarnations d'un saint par hérédité renferme en germe la transmis^ Chubilganesque non interrompue ; on pouvait drille pour les besoins d une situation, la faire sortir, sans sition, de la théorie de l'incarnation ad libitum des dhisattvas. On n'en avait pas moins déjà dans le dei fait d'une succession continue un* formel précédent ne trouve toutefois une nouvelle application de Ti tion qu'au xv e siècle ; d'abord aux deux grands Le de la secte jaune et plus tard à tous les hauts dignit Lamaïques qui portent le titre de Chubilgans. Plus enfin on donna aux autres dignitaires de second dre le nom de Chutuktus ou incarnés, nés de nom (wiedergeboren Lassen) ; ils sont considérés comme* simples incarnations de quelque bodhisattva qui travailler au salut des êtres, dans une seule exist d'homme
Le Pan tsch-hen est considéré comme le fils gnostique, l'émanation du Bouddha céleste Àmitabha, et le Dalaî Lama comme l'incarnation du Bodhisattva Avalokiteswara qui est, comme nous Pavons vu, le fils et le disciple dAmithaba,
En conséquence, le premier a un plus haut rang spirituel ; il est le Buddha incarné de la contemplation, le Gourou Précieux, mais son domaine terrestre est très restreint.
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Comme Avaioketiswara (chef suprême) est le représentant de Çakiamouni, le protecteur spirituel des êtres animés, le Récent du Lamaïsme pendant l'âge actuel Hu monde, le patron du pays du Nord et principalement du Thibet dont la conversion est son ouvrage, le Dalaï Lama a un pouvoir plus relatif aux créatures, plus pratique et plus politique et s'appelle le Roi précieux par antithèse au Gourou précieux : et son domaine, sa juridiction sont infiniment plus étendus que ceux de son collègue.
Le nombre des incarnations du premier était de 10 en 1840 et la première ne remonte pas jusqu'à la mort de Tsong-ka-pa ; le nombre des incarnations du Dalaï Lama est de 13 à 14, malgré quelques interrègnes et remonte jusqu'à la mort de Tsong-ka-pa.
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470 tous deux ont reçu de l'Empereur de Chine un e et un sceau.
emier Dalaï Lama est probablement un neveu du leur, consacré en 1473 sous le règne du prei Bouddhiste du Thibet. Pendant 50 ans d'apostotravailla énergiquement k fortifier et étendre la e la vertu. On fonda sous lui beaucoup de lamasde la secte, notamment le célèbre monastère de hiss Lhunpo quia été jusqu'aujourd'hui le centre maïsme dans l'arrière Thibet et la résidence du Grand Lama. Il est probable que l'institution du ^eh-hen comme patriarche de l'arrière Thibet date te fondation. D'après une tradition, la secte jaune, a guerre qu'elle eut à soutenir contre les sectes peu après la mort de Tsong-ka-pa, prirent la capidu Sud-Ouest du Thibet; mais Koeppen rapporte t cet événement à une guerre postérieure qui eut un tère plus politique que religieux. La première est la guerre de religion à laquelle le Bouddhisme ait donné ance.
a bien eu, surtout au Thibet, d'autres luttes armées Bouddhistes, mais elles n'ont eu que peu d'imporau moins celles qui ont eu la religion pour motif, n Tsong, le 8 e Ming, envoya aux deux chefs de la Jaune des diplômes et un sceau pour les élever auus des huit chefs diplômés par l'Empereur Yong lo me Chutuktus et princes de la précieuse Loi. Ce fut doute à l'occasion de la guerre contre les rebelles à la te Nord du Thibet; ce serait environ un demi-siècle s la mort du Réformateur.
puis lors les deux grands Lamas paraissent avoir porté le titre de Roi Le titre mongol de Dalaï ne ait exister à cette époque où il n'y avait aucun ort entre le Thibet et la Mongolie ; il ne fut porté iu moment où les Mongols entrèrent dans le sein du aïsme.
te second des successeurs de Tsong-ka-pa, régna de 176 à 1540 : il organisa les couvents et le clergé, fonda, on, le système de l'hérédité Chibilganesque, sépara nv l'administration le temporel du spirituel, créa un ïnistre des finances, etc.
L'Empereur Vu Tsong de 1506 à 1520 le manda a Pékin.
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Sur son refus de s'y rendre, il envoya contre lui une pe tite armée qui fut batlue par les Thibétains.
Le grand Lama de la troisième incarnai ion (la mer d vertu) consolida la suprématie du grand Lama de L'hass et soumit les Mongols à son sceptre spirituel.
Refoulés par les Chinois dans le pays des Herbes, le Mongols avaient, pendant deux siècles, usé leur énergi guerrière dans des combats contre tous* leurs voisins compris les Chinois et entre eux-mêmes. Ils s'étaient di visés dans la polyarchie. Il y avait notamment entre ceu de l'Ouest et ceux de l'Est une séparation qui donna lie à beaucoup de conflits sanglants. En même temps il étaient retombés dans le Schamanisme et n'avaient reteni que fort peu de Bouddhisme. C'est de leur seconde cou version que date leur histoire authentique.
Deux lamas Thibétains, enlevés par Chung-tacschi e Allan Chagan, deux princes souverains de la Mongolie dans leurs incursions sur le Thibet, et emmenés en captivité ramenèrent les Mongols à l'ancien Bouddhisme ei Allan Chagan, d'accord avec son allié, résolut d'envoyé une ambassade au Bodhisattva Chongschin (Avalokitessouara).
La légende raconte que, sur le conseil des Schamanes, Altan Shagan, pour se guérir d'une maladie, faisait, à chaque pleine lune, éventrer un homme pour mettre ses pieds dans ses entrailles chaudes. Un jour qu'il était dans cette situation, il vit dans le ciel une figure blanchi qui le menaçait à cause de ce crime ; les deux captifs lui apprirent que cette figure était celle du Grand Lama de L'hassa ; ce fut alors qu'il se convertit.
En réalité, les deux princes Mongols sentirent qu'ils avaient tout intérêt à s'unir au Thibet pour défendre avec lui leur indépendance contre la Chine.
A la demande de l'ambassadeur d' Altan Chagan, le Grand Lama de L'hassa se rendit en 1577 près de lui.
A la première entrevue, adoptant la méthode qu'employait Bouddha pour faire ses conversions, il révèle an prince son passé Chubilganesque ; il lui apprend qu'il a été autrefois le prince Chubilaï dans la famille des Tchinggs, qu'alors il a été l'ami du Grand Lama lui-même dans son incarnation de cette époque, et qu'il a reçu de
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sceau précieux et un autographe jaune, ce qui Ta à la perfection spirituelle la plus haute, sque le temple sur le bord de la mer bleue (Kukufut terminé, il y eut une grande fête religieuse où dit une foule immense et où Altan Chagan, sa fases vassaux et ses alliés rentrèrent dans le sein de igion lamaïque.
et Sen Chunhtaïdischi prince des Ordos (mongols en taux) y tint à peu près ce discours :
ous avions oublié nos devoirs spirituels et tempoesclaves du péché, nous versions le sang et nous ions la chair des êtres vivants ; à partir d'aujourf les ilôts orageux de cette rivière de sang doivent se er en une rivière de lait.
ous abolissons la coutume d'immoler des chevaux et hameaux sur la tombe d'un chef de famille suivant cultés du décédé et de les enterrer avec lui, le béqui servait à cet usage, sera donné aux religieux *. Pendant les fêtes annuelles et mensuelles, la mise à du bétail et la chasse seront interdites, [utes ces propositions concertées a l'avance entre Chagan et le Grand Lama furent acclamées et ad- |s comme lois.
convint aussi que les religieux seraient partagés en |re classes correspondant aux quatre classes de la noie mongole, que tous seraient exemptés de l'impôt et (ervice militaire, ainsi que de toules autres charges, te tout religieux incontinent serait immédiatement isé.
La dernière règle prouve qu'alors, plus encore qu'auurd'hui, les religieux bouddhistes au Thibet et en Mon- >lie enfreignaient pour la plupart leur vœu de chasteté ;
i A cette époque on immolait encore des hommes sur la >mbe des grands, comme chez les anciens Mongols. On peut re dans le voyage du père Hue la description d'un cortège 'enfants entourant le corps d'un prince. On avait fait mourir ?s enfants sur place par un procédé qui ne causait aucune Itération de leurs traits et de leurs formes et qui les conserîit indéfiniment ensuite dans toute leur fraîcheur. Le père lue rapporte, par oui-dire, que cet usage existe encore ; il est rjisemblable qu'il avait ou qu'il a cessé, car les autres voyaeurs n'en font aucune mention.
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et cela s'explique à la fois par leur destination forcé 1 état religieux pour loule la vie et par le genre d'existé à peu près laïque que menaient le plus grand nom! qui n avaient guère de religieux que le nom et la roi .Nulle part les couvents bouddhiques ne sont des cloihi ce sont plutôt «les centres de population religieuse anal gues aux agraras ou villages de brahmes qui, évidemmeï en ont été le point de départ ; car, aujourd'hui méni les grandes pagodes de l'Inde sont de véritables villes ( Brahmes. Lorsque j'ai visité celle de Seringam qui a se enceintes, on m'a affirmé qu'elle contenait 40.000 Brahnrt Kn Mongolie èt au Thibet la rareté et la pauvreté <1< habitants ne permettait qu un petit nombre de grandi Lamasseries et surtout d'ermitages isolés, car les ermik n'auraient pu subsister en mendiant leur nourriture 11 fallu que les lamas fussent, pour la plupart, mêlés aa laïques et se livrassent au travail.
Le partage des religieux en classes' correspondante, celles de la noblesse en faisait un corps hiérarchis d'après la naissance et constituait le Lamaïsme en un, institution d'état, une aristocratie religieuse. C'était ton le contraire (h- l'esprit du Bouddhisme primitif. On voit déjà, ce qui ressortira bien mieux encore par la sui> que le Lamaïsme n'a été que le Brahmanisme organisa politiquement et modifié dans ses dogmes presque uni qnement par l'adoption des principes et des sentimentde justice et de charité.qu'avait proclamés le Bouddha: i peut se définir : un Brahmanisme d'Etat avec la moral. -4 le célibat religieux du Bouddhisme.
Les dispositions indiquées ci-dessus et d'autres emprun tees au Thibet ou déjà édictées autrefois en Mongolie par Ghubilaï furent mises en vigueur sous le titre : Ordre légal de la doctrine des dix œuvres méritoires.
Le Chagan donna au grand Lama le titre de Dalaî Lanu (prêtre tenant le spectre de diamant) et celui-ci donna a Chagan le titre de Tschrawartin des trois mille roues d'or tournantes. On y ajouta de part et d'autre mille autres honneurs et mille vœux pour la religion.
C'est ainsi qu'Altan Chagan devint un prolecteur de la religion Lamaïque, zélé, actif, libéral, bien plus puissant et résolu que les Ming incrédules qui prétendaient toujours a la souveraineté du Thibet.
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établit dans sa capitale la résidence d'un haut digni- Lamaïquc pour lequel le Dalaï Lama lui laissa un bilgan de Mandchukri.
sa mort qui eut lieu en 1583, le Dalaï Lama fit une nde tournée en Mongolie pour consolider son œuvre, rait de bonnes raisons pour préférer l'amitié des Monà la faveur de l'Empereur de la Chine. Celui-ci, r le ménager, lui envoya le titre qu'avait porté Chubi-
oar s'attacher les Mongols, le concile Thibétain fit inaer le quatrième Dalaï Lama, sous le nom d'Océan de ites dans le sein de Dara Chatan, l'épouse d'un petitd' Al tan Chagan.
l resta en Mongolie jusqu'à l'âge de 4 ans et il fut iuite conduit à L'hassa et là initié aux mystères de la gion et enfin ordonné par le R t z potschen. 11 mourut 8 ans.
in 1604, deux ans après son intronisation, pour satisre les Mongols qui voulaient un patriarche, le Chubilî, mer de pensées, fut établi comme représentant du uddha en Mongolie. Sa résidence fut fixée définitive- »nt dans la grande Lamasserie de Kurren où il vit core aujourd'hui après de nombreuses renaissances, a. dans la Hiérarchie Lamaïste le premier rang après , deux grands Lamas du Thibet dont il est indépendant, porte le titre de k Guyon Tamba ou Lama Koi. 11 est à la s le souverain temporel et le chef religieux de la partie i pays des Kalchas qui environne la grande Lamasserie. •Ile- ci se trouve au commencement d'une immense fot qui s'étend jusqu'aux frontières Russes. 30.000 Lamas vivent sur le flanc d'une grande montagne devant laiielle coule le fleuve ïhoula, à travers une plaine incesimment couverte de tentes de toute grandeur qui abrimt des pèlerins venus pendant toute l'année de tous les Dints du Thibet et de la Mongolie pour faire leurs dévoons au Lama Koi. Les Kalchas ont encore trois autres liefs souverains.
Vers 4842 un Guyon Tamba escorté de 3.000 Lamas endit visite au fils du ciel à Pékin. 11 mourut aussitôt près son retour et les Kalchas sont persuadés que l'Emtereurlui avait fait prendre un poison lent.
H y a d'autres Lamasseries dont les grands Lamas sont
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aussi souverains. Ils se remplacent comme les grai Lamas de L'hassa.
Le Dalaï Lama de la cinquième incarnation, le droit, est le plus célèbre des Dalaï Lama par ses entre] ses politiques.
Vers Tan 1580, peu aprôs que le Dalaï Lama de la sième incarnation eut proclamé Altan Chagan Tscha vartin, Chovang Namgyall, un descendant réel ou tendu de l'ancien roi Kchri be Tsan po fut chassé L'hassa où il voulait faire triompher ses droits et s'e à Ladag qui le reconnut pour roi. De là il conquit partie du Thibet Oriental. Son fils Namya Namgyall lui succéda en 1600 fut défait et pris par Ali mir sou rain Musulman du Baltistan dont l'armée détruisit Lamasseries, les temples et les statues de Bouddha brûla ou jeta dans ilndus les livres saints. Mais, peu p le vainqueur se réconcilia avec le vaincu, lui donna fille en mariage et le rétablit sur son trône. Le fils né cette union, Singge Namgyall lui succéda en 1620, s'alîrai chit par une guerre heureuse de la suzeraineté du gra Mogol, reconquit toutes les provinces qui avaient obéi ses ayoux et marcha sur L'hassa dont il ne s'éloigna qu's prix d'une riche rançon, et en conservant se^ prétentio au trône.
L' Empire Mongol de l'Inde s'était étendu rapidement le Grand Ackbar avait conquis le Kachemir. Les Mong enserraient de tous côtés le Thibet qui commençait à i gretter de s'être jeté entre leurs bras.
Les sectes rouges attachées à la Chine dominaient j le nombre dans le sud. Une sorte de Maire du Palais q sous le nom de SS-Depa ou intendant, administrateu gouvernait au nom du D a lai -Lama, s'efforçait de 1er duire au rôle d'un roi fainéant. Sous l'impulsion de cour de Pékin dont le 3 e Dalaï -Lama s'était affranchi p; son alliance avec les Mongols, les grands (laïques) du Thibet aspiraient à ressaisir le pouvoir et à rétablir ifl royaume du Thibet indépendant ; ils étaient appuyés pal l'opposition Nationale contre les Mongols et leurs alliés de L'hassa et par celle de la Robe rouge contre la Rolrt jaune.
Vers Tan 1640,1a dynastie des Ming touchait à sa fia, Les Mantchoux réunis aux Mongols Orientaux faisaient
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progrès de plus en plus grands en Chine, et en 1634 chef Taïtsung se proclama Empereur. Les partis en 1 au Thibet cherchèrent tous deux appui près de lui. ais les Kalchas qui soutenaient le parti du Dalaï Lama uni pu s'entendre avec les Mantchoux, celui-ci recoucontre le g-Tsan-po de Ladag ennemi de la religion, Mongols de l'Ouest qui n'ayant .point pris part à la quête de la Chine avaient toute liberté d'action, es peuples qui sont venus en contact avec les Elirons sous le nom de Kalmouks ou Tongoutes ne forent sous Gengiskan et ses successeurs, avec tes Mon- ; de TEst qu'une seule nation ; mais ils en avaient été arés depuis le xiv c siècle par des luttes sanglantes ; en
0 ils habitaient les pays qui longent la Mer bleue près Ordos et s'étaient étendus dans la Dsungarie. Ils
it/nt en général très attachés au Lamaïsme jaune qu'ils ient reçu à la fin du xvi e siècle sous le iv e Dalaï Lama rigîne Mongole. Déjà ils étaient régis par le Livre de la
Kalmouk, encore en vigueur aujourd'hui, où Ton reniait d'une manière manifeste l'introduction des prêtes et de la Hiérarchie Lamaïques dans l'ancien droit ngol et qui est édicté au nom de Çakiamouni et de mg-Ku-pa. Ils étaient déjà les fidèles les plus dévoués
Dalaï Lama et ils ont conservé cette foi, jusque dans k il où ils étaient séparés de lui par d'énormes distances par de nombreuses populations chrétiennes et Musulmes.
1/appel du Dalaï Lama qui venait d'être défait plusieurs is par le parti opposé, fut entendu surtout par les clans * plus au sud et les plus rapprochés de L'hassa, lesChoslot de Kukunoor..
Guschi, un des princes des Tongoutes, le 3 e des tigres est ainsi qu'on a nommé les cinq frères conquérants >ntle père n'avait que 5000 sujets), gagna à la cause du dlaî-Lama, le puissant Chungtaidshi chef desDzungares et,
1 ec ce renfort, il entra dans le Thibet à la tête d'une •rte armée.
Le g. Tan. po fut battu, assiégé, et pris dans sa capitale, l mis à mort en 1643. Il avait eu des alliés dans la secte ouge et aspirait à la souveraineté ecclésiastique rouge <ii jaune, en même temps qu'à la souveraineté tempo-
elle.
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Après la Victoire, Guschi Khan proclama le Dal Lama souverain temporel du Thibet et tous les princ Kalmousks le reconnurent pour leur souverain tempor et spirituel. De son côté, Le Dalaï Lama donna au vai queur le titre de Dharma-Radja, roi de la Loi, et la po session d'une partie du <\ord et du Centre du Thibet où s'établit avec ses hordes pour être toujours à portée i secourir le Dalaï Lama à L'hassa. Lui-même occupa av ses Kalmouks les plus fidèles le pays de Dam à 8 jou de marche de L'hassa non loin de Nagtschu (l'eau noire sorte de station pour les Caravanes qui vont de Pékin L'hassa où on retrouve dans la langue et les usages beai coup de traits Kalmouks.
En même temps, on agrandit la situation du SS Dep Il devint l'Administrateur de tout le Thibet. Sous le tii de Régent, il eut toute la direction temporelle, nomma M Ministres et eut la préséance sur tous les grands, tnèra sur le prince des Kalmouks, Tépée du Lamaïsme. j
De là le renouvellement de l'ancien Dualisme qui tant avait servi, tantôt avait combattu l'influence étranger 11 est dans la nature de ce système d'engendrer des coij flif s, et il s'en éleva entre le Régent et le Protecteur mil taire du Dalaï Lama. j
Pour montrer qu'il avait l'autorité des anciens rois» Dalaï -Lama construisit sur le mont Potala pour sa rési dence et celle de ses successeurs jusqu'aujourd'hui, urJ magnifique larnasserïe contenant 10. 000 chambres pour le Lamas qui pouvaient former une sorte de garnison et qc ont pris quelquefois les armes.
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