La Mantchourie
ions venons de voir apparaître dans cette histoire les ntchoux ; c'étaient alors des peuples chasseurs et pasirs qui habitaient la partie N. E. de l'Asie, vaste région 'Est de la Mongolie à laquelle Méadowes assigne une perficie de 950. 000 kilomètres quarrés et attribue une pulation de 12 millions débitants soit 43 habitants r kilomètre quarré le triple de ce qu'elle était avant nvahissement des Chinois qui en forment aujourd'hui , onze douzièmes. Comprise entre 40 et 54 degrés latitude nord et 115 à 127 degrés de longitude de Paris, Mantchourie est bordée au Nord et au N. E, par le mve Amour et son affluent l'Ousouri, au Midi par le golfe iou Haï et la Corée, à l'Orient par la mer du Japon, à )ccident par la barrière de pieux (palissade) de saules ijourd'hui en ruines sur la frontière chinoise) et un emranchement du Sackhalien OulaL
Ce territoire présente deux versants opposés de chaque jté de la longue arête des Montagnes Blanches qui a de à 4 mille mètres d'altitude : |le versant Nord s'incline ers l'Amour qui se jette dans la mer d'Okholsk ; le ver-
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sant Sud écoule ses eaux aux golfes de Liatoung et Corée.
La Mantchourie a des déserts, des prairies, des régi champêtres, de belles forêts. Celles-ci dominent dans Nord ; dans le sud c'est la culture. Grâce à son cli tempéré et à sa fertilité, la Mantchourie méridional une grande variété de produits agricoles ; l'orge, le m; le millet, une espèce d'indigotier qu'on devrait essayer Algérie ; le cotonnier, enfin la vigne dont on ne voit 1< ceps qu'en été ; ces cultures, ainsi que les espèces d'arb d'arbrisseaux et de plantes basses donnent aux campagn< une physionomie qui rappelle l'Europe.
Il y a beaucoup de fauves et une vie animale très acti dans l'air, dans les eaux et sur terre. La chasse est con dérée comme un acte religieux et des populations entiè vivent uniquement de poisson.
Les oiseaux dont les espèces sont analogues aux nôti sont fort nombreux, surtout les chanteurs qui sont rep sentés par de grandes volées. D'innombrables corbea entourent les demeures comme dans l'Inde, et y so: aussi familiers et aussi respectés. Les Mantchoux croiei qu'en eux résident les âmes de leurs ayeux et leur offre des sacrifices quotidiens bientôt dévorés.
Les Mantchoux se distinguent par leur affabilité et le politesse envers les Étrangers.
Ils sont pour la plupart monogames et ont propagé cet mœurs en Chine et en Mongolie.
Depuis l'avènement de la dynastie Mantchoue au trônl de Pékin, tous les Mantchoux sont soldats, et Tempereus fournit aux frais de leurs mariages et de leurs funéa railles.
A l'exception de quelques tribus Toungouses qui errenl au bord des fleuves, il n'y a plus aujourd'hui de Nomades en Mantchourie et les habitants se classent non d'après la race f mais d'après la religion. Les Mahométans qui, en cer-" tains endroits, forment le tiers de la population, habitent pour la plupart des villages ou quartiers séparés et constn tuent de véritables clans qui, tout en étant de race chinoise ne se mélangent point avec lf-urs autres compatriotes, ce qui? est un danger pour le gouvernement Chinois ; aussi celuici ménage-t-il beaucoup ces Musulmans.
Le mélange des races a produit une population plus
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rande et plus forte que celle de la Chine Centrale, Chiois et Mantchoux se ressemblent tellement que les gens q pays seuls savent les distinguer.
Les Mantchoux parlent tous chinois, et les mandarins foinois apprennent tous le mantchoux comme langue saante.