Les Mantchoux jusqu'à l'Empereur Kanghi
Les Mantchoux chasseurs et pasteurs, cavaliers nomaes comme leurs congénères, les Mongols, avaient fait irruplon hors de leurs forêts et de leurs défilés pour fonder de rands empires à l'Ouest et au sud, la première fois sous î nom de Kitans au commencement dux e siècle à la chute e la dynastie chinoise des Thang et la seconde fois au 11 e siècle sous le nom de Jutschi et sous la conduite du ihan (Kir) Altan Chanan dont la puissance fut brisée par schinggis (Gengiskhan) et anéantie par le fils de ce derierOctaï ; enfin sous le nom de Mantchoux qui fournient à la Chine sa dynastie actuelle.
Lorsque leur chef Taïtsung eut réuni sous sa domination )utes les hordes, même celles qui, comme les Kalchas, vaient été jusque-là le bouclier de la Théocratie, les Hiéirques du Thibet n'osèrent pas se tenir à l'écart de îurtout puissant voisin. Les Kalchas dont ils avaient delandé le secours contre leTsan po Chan ne voulurent oint l'accorder sans en référer au préalable à Taïtsung. iette déclaration les détermina à envoyer à celui-ci une mbassade avec une lettre qui lui conférait le titre de [andschucri. Il accepta le titre et devint dans la Hiérarhie Lamaïque un Chubilgan du Bodhisattva Mandschuri.
L'ambassade revint avec des envoyés de Taïtsung qui* pportèrent au Dalaï Lama le titre de Vadschradhara Bohisattva. En même temps, l'Empereur écrivit une lettre utographe à Guschi Chan et invita be Tsang po chan à laiser en paix le peuple qui suivait la loi de Bouddha. H renvoya pas de secours effectifs, maispeut-être écrivit-il, de a main aux Ordos de Kukunoor pour les inviter à assis-
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ter le clergé jaune. C'est alors que Guscbi Chan vainqi le Tsan po Chan en 1643.
Dans les années suivantes Pékin fut pris et Schun Xh proclamé empereur de Chine. Depuis lors, l'alliance en| les Empereurs et les Lamas se resserra. Tous les t* ans ils échangeaient des compliments et des présents. I 1651, quand la Chine fut complètement soumise aux Mal choux, le Dalaï Lama, invité par l'Empereur, passa tû un hiver à Pékin. Tous deux se caressaient et s'efforçait de se gagner et de se satisfaire réciproquement. L'Émj reur savait qu'il n'avait aucun moyen de soumettre 1 Mongols dont le secours lui était indispensable pour ce server la Chine.
Le Dalaï Lama de son côté comptait sur la crédulité i la simplicité des Mantchoux si faciles à soumettre au jq religieux, et voyait en eux une secondé dynastie des 15 qui abandonnerait tout aux Lamas en Chine sans se mêl sérieusement des affaires du Thibet qu'il continuerait mener à l'aide des Kalmouks tant qu'il pourrait se pasa de l'Empereur. Les annales delà Chine prétendent que Bouddha vivant avait fait acte de soumission àTEmperei la chronique lamaïque affirme tout le contraire. Il étaiC craindre que les Empereurs de la dynastie Mantchoue devinssent, avec le temps, des Chinois sans foi, les bon» devaient l'empêcher autant que possible. Schymtschi, nu gré le crédit qu'avait pris sur lui le Jésuite Adam Shà qu'il avait autorisé, une année avant le séjour du Dal Lama, à édifier à Pékin une église chrétienne, était surttf par l'influence de sa mère et de son épouse favorib resté un fervent bouddhiste ; il établit beaucoup de bol zeries, fit prendre la robe jaune à sa cour et la prit U même. Il mourut à l'âge de 24 ans de désespoir de mort d'un de ses amis extrêmement attaché au boa dhisme, dans une sorte de folie religieuse.
Il eut pour successeur son fils Kanghi si renommé e Europe. C'était un grand politique et un philosophe ; ; n'accorda jamais aux bonzes la moindre influence poW que. Chan Guschi était mort en 1656, après avoir par dévi tion abdiqué en faveur de son fils Dajan Chan auquel su céda en 1670 son fils Dalaï Chan.
Le second régent temporel du Thibet se révolta conte son souverain spirituel ; il fut fait prisonnier, sans Aovà
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l'aide des Kalmouks, et détenu dans une forteresse, suecesseur, auteur estimé en médecine, en Astrono- , en chronologie et qui était réputé fils naturel du laï Lama Ngag, tint en haleine par ses intrigues pen t rai quart de siècle l'Empereur de Chine et remplit
grande partie de l'Asie, de troubles, de guerres et de
e général Chinois Usankuu, qui avait appelé les Mantnx en Chine pour combattre les bandes révoltées contre leiliière dynastie, fut l'instigateur d'une contre-révoluu Pendant que son fils retenu en otage à la cour était i tête d'une conspiration à Pékin, il souleva le Sud de Zhine.
)u côté du Nord, les Mongols au nombre de 100.000 marbrent contre Pékin sous la conduite du prince Satichar rendant de Tschingis et de Chubilaï Chagan.
«Lang-hi à force de promptitude et de talents militaires ompba de tous ses ennemis.
Le régent et les Lamas du Thibet avaient trempé dans révolte des Mongols, à la fois pour conserver ou conlérir leur indépendance et par haine contre un Empeur philosophe qu'ils n'avaient plus aucun intérêt à méiger ; Kan-hi en avait la certitude et il envoya à L'hassa îe note très accentuée à ce sujet.
En 1682, le Dalaï Lama mourut ; d'accord avec les plus auts dignitaires civils et ecclésiastiques, le Régent cacha a mort au peuple en publiant qu'il était plongé dans extase au fond de son palais. On sait que, d'après la logmatique bouddhiste, cet état peut durer un temps inini, plus long même que la durée d'une vie ou de pluiieurs vies. Le pouvoir spirituel et temporel continua à Hre exercé en son nom.
Le but du régent était de conserver le pouvoir suprême pour la réalisation de ses projets qui embrassaient la moitié de l'Asie.
Le régent avait pour complice Galdan, prince de la