T. IV. ciiap. x (p. 231). Voir plus haut, p
de Iougrie, de Permie, de Viatka, de Bolgarie et d'autres pays; seigneur et grand-prince de Nijni-Novgorod et de Tchernigof, de Riaisân, de Volotkié, de Rjef, de Biéloï, de Rostof, de Iaroslavl, de Biélooséro, d'Oudorie, d'Obdorie, de Kondinie et autres pays. »
Le titre de tsar qui figure dans ce formulaire était, en effet, dès lors en usage. Il serait même beaucoup plus ancien , si l'on avait la preuve d une assertion de LomonossoP, d'après laquelle Vladimir Monomaque et même Vladimir le Grand l'auraient déjà porté. Karamzine confirme le fait quant à Monomaque*; cependant de fortes probabilités font croire que ce titre aura été introduit seulement plus tard par les grands -princes de Moscou, continuellement en rapports avec des rois mahométans. Voici comment s'exprime l'historien de l'empire : « Ioann III s'enorgueillissait du vieux titre de grand-prince et n'en voulait pas d'autre; cependant, dans ses relations avec les étrangers, il se servait de celui de tsar, comme titre honorifique de la dignité de grandprince, usité en Russie depuis de longues années. Isiaslaf 11 et Dimitri Donskoï s'intitulaient tsars, » peut-être seulement dans les lettres qu'ils adressaient à leurs voisins musulmans. L'usage dont nous parlons ne prévalut que depuis 1547, époque à laquelle le titre de tsar se trouve dans le formulaire du couronnement de Ioann IV le Terrible. Après avoir assuré qu'en 1477 les Pskoviens envoyèrent une députation à Ioann RI et que celle-ci employa vis-à-vis de lui le titre de tsar, le savant et vénérable G. F. Mùller3 fait cette re-
1. Voir Hupel, t. Ier, p. 259, note 1. Karamzine (t. II, chap. xn, p. 222) applique ce titre à Isiaslaf II Mstislavitch (1146-1154), mais peut-être en parlant au nom des Bérendéens et des Torks, dont il relate uoe communication dans ce passage. Il revient sur ce sujet, d'une manière plus positive, t. VI, chap. vu (p. 276), au passage cité dans notre texte et qui est capital.