‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 123 sur 367 · Karamzine, t. IX , chap. m (p. U1 , et notes, p · texte numérisé non relu

Karamzine, t. IX , chap. m (p. U1 , et notes, p

3. Brosset, Discours prononcé à l'Académie de Saint-Pétersbourg (1833), p. 31.

4. Conservateur, ici comme ailleurs, répond â samoderjetz , autocrate. Voir le Magasin de Busching, t. XIV, p. 353, et Neues St. Petersburgisches Journal, 4783, t. Ier, p. 127.

1674à Alexis, fils de Michel, employa une formule semblable. L'Angleterre usa toujours des mêmes procédés. Son ambassadeur à la cour d'Alexis Mikhaïl ovitch \ le comte de Carlisle , commença un discours adressé au monarque par les formules suivantes : « Très-haut , très-puissant , et très-illustre prince, grand-seigneur, empereur et grandduc* » , et lui donna ensuite à plusieurs reprises cette qualification : Imperatoria Vestra Majestas , tandis qu'en parlant de Charles II, son maître, il se contentait de la formule serenissinia Sua Majestas. Sur ce point, les concessions de la France n'allaient pas aussi loin : Louis XIII n'accordait à Michel que la Magnipotence et non la Majesté. L'empereur Léopold Ier refusa encore en 1697 cette dernière à Pierre le Grand, représenté à Vienne par le boïar intime (blijvii boiarine) Chérémétief. Mais celui-ci revendiquant avec insistance pour son maître les droits qu'avaient «tous les autres rois», le monarque allemand consentit à la fin à le traiter de majesté dans ses lettres particulières et dans les lettres ordinaires signées par ses ministres , exceptant seulement celles qui seraient pourvues du grand sceau impérial 3.

En définitive , tsar était le titre officiel et usuel pendant l'intervalle de 1547 à 1721, et à l'étranger on désignait le plus souvent le potentat moscovite par les mots de Sa Majesté tsarienne.

De tsar est dérivé tsarie , comme royaume de roi. En

1 . Alexis se nomma depuis 1 654 entre autres « Seigneur de la Petite-Russie, » et ensuite encore « grand-prince de Lithuanie, de la Russie-Blanche, delà Volynie et de la Podolie. » Hernnann , t. M, p. 629.

2. La Relation de trois ambassades de Mgr le comte de Carlisle, p. 151 . Une lettre que cet ambassadeur adressa au même monarque, commençait ainsi : Illustrissime atque excellentissime Jmperator l Novum hoc et inusitatum ad Imperatoriam Vestram Majestatem scribendi... consilium, etc. Ibid., p. 124.

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