‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 124 sur 367 · G. F. Mûller, Vie du feldmarèchal Chérémétief · texte numérisé non relu

G. F. Mûller, Vie du feldmarèchal Chérémétief

russe, c'est tsarslvo. Dans le titre in extenso de l'empereur, la Pologne, Kasan, Astrakhan, etc., figurent encore aujourd'hui comme des tsaries 1 inséparables de l'empire. Le titre de la tsarine était, dans la même langue , tsaritsa, et celui des enfants du tsar, tsarévitch pour les mâles, tsarevna pour les princesses; il ne faut pas le confondre avec celui de césarévitch (on prononce tsésarévitch) ou césarevna dont il sera question plus loin*.

Le titre de povélitel que Ioann IV ajouta à celui de tsar et qui, dérivé de vêlèth ou povélêlh, commander, signifiait, maître, seigneur, était indubitablement dans sa pensée l'équivalent et le prélude (Yimperator, mot par lequel les interprètes le traduisaient. Sous les premiers Romanof, les litres de grand-prince, tsar et autocrate (samoderjetz) furent seuls en usage, ainsi qu'on le voit par Olearius: ils étaient regardés comme suffisants, n'étant au-dessous d'aucun autre. On les trouve seuls sur les médailles du règne d'Alexis, même sur celles dont les légendes sont en latin. Le plus grand des fils d'Alexis, Pierre Ier, alla plus loin: sur la médaille qu'il fit frapper à l'occasion de la prise d'Asof (1696), on lit cette légende : Peints Alexii (Mus Russorum magnus Cœsar, et sur une autre semblable, mais dont la légende est en russe: Petr* Alexéîévitch Povélitel Moskovskoï prissno

Page 1