‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 126 sur 367 · Voir plus haut, p. 57 ; Herrmann , t. IV, p. 340 et suiv · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 57 ; Herrmann , t. IV, p. 340 et suiv

2. Le discours se trouve en entier dans les Appendices de notre Statistique de la Russie, p. Ui.

sieurs siècles auparavant, par le grand Maximilien, empereur des Romains, et depuis par maints potentats, l'orateur ne manqua pas d'ajouter que l'on n'entendait pas conférer au monarque comme un don ce qui lui appartenait en propre comme un droit. Les paroles du métropolitain et les acclamations du peuple appuyèrent cette réclamation , et Pierre déclara en remerciant qu'il y ferait droit. En effet , par un oukase du 14 (22) novembre de la même année, la nouvelle titulature fut promulguée et rendue obligatoire L'envoyé de Prusse fut de tous les membres du corps diplomatique le premier qui, au nom du roi son maître, compbmenta l'empereur sur sa nouvelle dignité; les États-Généraux de Hollande et la Suède se hâtèrent d'imiter cet exemple. Puis il y eut un intervalle d'attente. Cependant l'Angleterre, jalouse des privilèges accordés au commerce néerlandais, en fi! autant dès 1 742. L'empereur Charles VI, au contraire, protesta, et avec lui le Corps germanique, l'Espagne et la France. Cette dernière tenait à la distinction subtile dont nous avons déjà fait mention plus haut : elle voulait bien reconnaître au tsar de Russie le titre d'empereur, mais non pas sa qualification de Majesté impériale. La Turquie paraît avoir aussi fait des difficultés, car on jugea nécessaire d'insérer dans l'instrument du traité de Belgrade (18 sept. 1739*) un article (le 12e), en vertu duquel on déterminerait par une convention particulière le titre appartenant à la tsarine8, et il fut ensuite décidé que «dans tous les actes que la cour de Russie et la Porte passeront ensemble , le Grand -Seigneur donnera à Sa Majesté tsarienne le titre d'empereur». L'Empereur Romain et l'Empire cédèrent en 1742, la France et

1. On la trouve chez Weber, t. II, p. 6, mais avec des altérations que l'on devra corriger sur le grand titre complet que nous donnerons plus loin. Cf. p. 86.

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