‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 130 sur 367 · T. II, p. 704, et plus haut, p. 87 et · texte numérisé non relu

T. II, p. 704, et plus haut, p. 87 et

5. Dans le titre complet répété par un prêtre pendant la solennité du couronnement de Nicolas, le monarque a reçu la qualification expresse de Majesté césarienne.

6. Le titre de Uarevne a depuis reparu à la cour de Saint-Pétersbourg, mais seulement dans la personne d'une reine de Géorgie et peut-être dans celle de quelque autre princesse du Caucase.

dans toutes les occasions, successeur (naslednik), césarévitch et grand -duc.» En échangeant ces titres contre la suprême puissance, le 2 mars 1855, ce prince ordonna qu'ils fussent désormais portés par son fils aîné, le grand-duc Nicolas Alexandrovitch, héritier présomptif de l'empire1.

C'est cette dernière qualité que désigne le titre de naslednik que l'on vient de voir. Mais le titre ordinaire que reçoivent de l'empereur en naissant tous les membres de la famille impériale, est celui de grand-duc (mieux, grandprince) ou grande-duchesse. Ils sont de plus traités d'Altesse impériale et ont une cour, ainsi qu'un état de revenus, qui dépend de la volonté du souverain.

Il convient de dire au moins quelques mots au sujet de certains points qui se rattachent à la puissance suprême, comme les armoiries impériales, les insignes de la couronne, la dotation de la couronne, la chancellerie particulière de l'empereur et de la cour.

Armoiries impériales. Les armoiries de l'empereur sont les mêmes que celles de l'empire dont nous avons donné plus haut la description. Cependant, ayant eu depuis sous les yeux des empreintes authentiques des trois sceaux actuels de l'État, le grand, le moyen et le petit, fournies par le département héraldique du Sénat, nous y avons remarqué des variantes qu'il importe de noter. Ainsi l'écusson placé sur le manteau d'hermine et soutenu par S. Michel et un autre archange, est surmonté d'un premier et d'un second casque. Ce dernier, le plus grand des deux et de forme particulière, sans cimier, est lui-même surmonté de la couronne impériale. Autour de l'écusson principal sont rangés six au-

1. A sa mort, par oukase dn 12 (24) avril 1865, daté de Nice, les mêmes qualités ont été conférées au second fils de l'empereur, le grand-duc Aleiandre AlexandroYitch.

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très écussons dans le petit sceau, neuf dans le moyen et jusqu'à quinze dans le grand. Pour le reste, nous nous référons à ce qui a été dit p. 1 35.

Insignes de la couronne. Nous abandonnons aux recherches des antiquaires les ornements royaux, jadis envoyés au grand-prince Vladimir II Vsévolodovitch par l'empereur Constantin Monomaque et que l'on conserve au Musée de l'Oroujeïnaïa Palala (Palais des armures) du Kreml de Moscou. Vladimir, dit l'histoire1, en fut revêtu à Kief, en 1116, et l'on assure que, depuis, ces objets consacrés par ia religion ont constamment servi au sacre des grands-princes et des tsars jusqu'à Pierre le Grand. Nous nous bornerons à rappeler que parmi eux était le « bonnet d'or » ou la couronne de Monomaque, ainsi que cette espèce de camail qui se portait par-dessus la pourpre et que les Russes appellent barmy, saintes barmes, du grec pot çnnjxa, nom qu'en français on a rendu par dalmatiques*. C'est des insignes encore en usage que nous voulons faire mention ; ce sont : la pourpre ou le manteau impérial, la grande couronne en diamants, le sceptre garni à son extrémité supérieure de la double aigle surmontée d'un des plus gros diamants que l'on connaisse3, le globe (derjava) supportant la croix, enfin le trône lui-même, qui est choisi parmi ceux dont le même Musée offre la riche et curieuse collection, ou fait à leur instar pour certains règnes nouveaux. Ces insignes sont

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