‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 131 sur 367 · Karamzine, t. H, chap. vu (p · texte numérisé non relu

Karamzine, t. H, chap. vu (p

2. Voir Svignine, Indicateur des objets rares et précieux qui se trouvent au Musée de l'Oroujemaïa Palata, p. 27, et notre Histoire intime, t. H, p. 368. On nous assure que la plus ancienne représentation des ornements royaux des princes russes se trouve dans un Sbornik manuscrit de 1073. Voir Strahl-Herrraann, GeschictUe des Russischen Slaates , t. Ier, p. 362.

3. Il est du poids de 193 carats: le Régent, diamant de la couronne de France, ne pèse que 137 carats, et le diamant de la couronne d'Angleterre que 1 39. Cette dernière toutefois possède aujourd'hui le fameux Kohinor (Montagne de Lumière)» qui appartenait jadis au grand-mogol et qui est d'un poids bien supérieur.

conservés soit au Musée du Kreml, soit à la chambre du Trésor du Palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg, où sont aussi tous les diamants de la couronne.

Quant à la cérémonie du couronnement et du sacre, nous l'avons décrite ailleurs1.

Dotation de la couronne. Dans son ensemble, elle est variable de sa nature et dépend de la volonté comme des besoins du souverain, qui en fixe le montant après avoir entendu son ministre des finances au sujet du budget annuel, lequel, d'ailleurs, est soumis aux délibérations du Conseil de l'Empire. Cette dotation se compose de deux éléments essentiels, des apanages impériaux (oudêli), qu'il ne faut pas confondre avec les domaines de l'empire, et de ce qu'on nomme ailleurs la liste civile.

On a vu plus haut (p. 191) que nous n'avons pas de données complètes sur les apanages, soit de l'empereur, soit de la famille impériale, si étendus pourtant qu'ils font vivre une population d'environ un million et demi d'individus, dont la position a été réglée par Paul Ier dans l'oukase du 5 avril 1797. Nous voyons •seulement dans un rapport reproduit par le baron de Reden~, et que nous mentionnons sous toutes réserves, qu'en 1841 624,000 déciatines de ces terres étaient ensemencées en grains d'hiver et un nombre égal en grains d'été : cela ferait ensemble, pour la production en céréales seulement, 1,248,000 déciatines, auxquelles il faudrait ajouter les prairies, les bois, etc. Vers ce même temps, comme nous l'apprend un document officiel, tout le revenu du département des apanages était de 9,820,000 R. A., c'est-à-dire d'environ 40 millions de francs. En 1827, ce revenu n'avait été encore que de 5,300,000 R., et par con-

1. Voir notre Histoire intime, t. II, p. 357-38-4, et pour les anciens temps, Olearius, Voyage, trad. franc., p. 287; Meiners, t. II, p. 83 et suiv.

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