Das Kaiterreich liussland, CulturverhâUt.i*se , p
séquent, dans l'espace de douze ans, il s'était doublé. Nous ne savons si le progrès a continué sur la même échelle. Dans ces chiffres est compris le revenu des apanages des princes et princesses de la famille impériale, que Ton estime à 3,645,800 R. ou 14,500,000 fr.
Quant aux sommes en argent affectées à la maison de l'empereur et au ministère qui en a l'administration, voici le détail qu'on en donne dans le budget de 1864, le quatrième qui ait été publié, mis en regard du même détail pour l'année 1863.
Dotation de l'impératrice , du grandduc héritier et des enfants de LL.
MM. II. jusqu'à leur majorité, conformément aux articles 122, 123, 18^- 1863 124 et 126 de la section IV des sta- iuuMw trg Roohi«itrs tuts de la famille impériale 495,000 495,000
Administration centrale 79,368 77,547
Entretien de la cour impériale, résidences dans les capitales et à la campagne, maisons, jardins, orangeries et administrations locales* . . 3,480,851 3,472,414
Service de santé 257,533 257,127
Police et pompes à incendie 96,110 105,418
Secours divers (aux établissements de bienfaisance, bourses pour des enfants des deux sexes, etc.), achat d'objets d'art, encouragement aux
artistes, etc., etc 1,761,314 1,725,347
Dépenses extraordinaires 497,488 496,024
Chapitre des ordres impér. et royaux. 402,457 343,050 Entrelien de diverses administrations
et des établissements placés sous
rautorité supérieure du ministre de
la maison de l'empereur 685,320 783,516
Total du ministère de la maison de
l'empereur 7,755,441 7,755,443
Tels sont exactement les chiffres qui figurent au budget. Tout ce qu'on a dit sur ce point antérieurement à l'année 1862 ne reposait absolument que sur des conjectures.
Chancellerie particulière de l'empereur, qu'il ne faut confondre ni avec la chancellerie de l'empire, ni avec celle du ministre de la maison impériale, pas plus qu'avec le cabinet ou avec le comptoir de la cour, soit à Saint-Pétersbourg, soit à Moscou. Au fond, elle n'est même pas comprise dans l'état de la cour (pridvornii chtat), mais figure, comme la chancellerie de l'empire, parmi les services gouvernementaux, comme consacrée aux affaires destinées à être directement soumises à l'empereur. Cette chancellerie se divise en quatre sections, dont la première a un caractère général; la seconde est celle de législation, et elle a pour principale attribution la rédaction des lois, manifestes, oukases, etc.; la troisième est occupée de la haute police et a la gendarmerie sous ses ordres; à la quatrième enfin ressorlissent les nombreux et importants établissements de bienfaisance et d'instruction placés sous la direction de l'impératrice. Elle a pour appendice la commission des requêtes, elle-même assistée par une chancellerie fort considérable.
Cour de l'empereur. La cour de Russie a de tout temps été une des plus brillantes, à Moscou aussi bien qu'à Saint- Pétersbourg. Le seul aspect des magnifiques résidences impériales, du Palais d'Hiver dans cette dernière capitale et du palais du Kreml dans l'autre , donne une idée de l'entourage inséparable de la personne du souverain et des membres de sa famille. Un luxe asiatique y régnait déjà au temps des premiers Romanof1. Les hautes charges et les
1. Voir Meiners, t. II, p. 115 et suiv. Cf. un travail traduit du russe du prince Chtcherbatof, dans St. Petersburgisches Journal, 1798, t. V, p. 271-284, Von den ehemaligen adeligen Bedienungen in Russland; Busse, Journal von Rustland, novembre 1785, Ueber die alten rutsischen Rangttufen, p. 257-
charges inférieures étaient nombreuses. Dans les premières figuraient le grand-écuyer (konouschit), le grand-maréchal (dvoretzkii), le grand-échanson (kravtchii) , le grand-lrésorier (kaznatchci) et plusieurs autres énumérés par Fletscher. A un degré au-dessous étaient placés les chambellans et gentilshommes de la chambre, surtout les postelnitchii (préposés au lit), qui n'étaient choisis que dans les meilleures familles nobles et qui, comme les autres fonctionnaires de cour que nous aurons encore à nommer, pouvaient être en même temps ou officiers dans l'armée ou gouverneurs des villes; les stolniks (préposés à la table), dont il existait un plus grand nombre et dont les plus élevés en rang étaient les stolniks de la chambre (komnatiyé stolniki). Au-dessous d'eux venaient les streptehii, officiers civils ou militaires, qui n'étaient pas nécessairement des hommes de cour, mais parmi lesquels cependant se recrutaient les stolniks. Quand ils avaient le titre de streptehét s' kloulchem (streptehéï avec la clef), ils faisaient partie des personnes de confiance qui entouraient le prince dans son intérieur. Parmi celles-ci figuraient sans doute aussi des secrétaires ou diaks , dont toutefois l'emploi n'était pas une charge de cour, mais une fonction et un rang de l'État. C'était le degré inférieur de l'échelle au haut de laquelle , comme nous allons le voir, étaient les boïars et les boïars intimes. Cette cour, fort splendide, fut transformée à l'européenne depuis Pierre le Grand. Nous l'avons décrite ailleurs à un de ses moments les plus brillants*. Dans son organisation actuelle , elle embrasse plus de 4,000 personnes de tous rangs, subordonnées aux premières et aux secondes charges de la cour, lesquelles exigent le rang de conseiller privé actuel. II y a six grandes charges, occupées soit par