‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 138 sur 367 · III · texte numérisé non relu

III

Une banqueroute frauduleuse, une condamnation criminelle ou la perte de l'honneur privent de celte qualité. Ces dispositions ont encore été étendues par l'oukase du 23 juin 1845, dont il a déjà été fait mention plus haut.

Lors de la révision de 1851 1 on comptait 3,849 citoyens notables héréditaires et 3,335 qui n'avaient que le titre personnel; cela fait en tout 7,184 personnes, nombre dans lequel leurs familles ne sont naturellement pas comprises. D'après le dernier recensement, on comptait dans cette , classe 6,219 individus du sexe masculin et 5,858 du sexe féminin, au total 12,077 individus, à titre héréditaire, et à titre personnel 4,695 individus mâles et 4,576 du sexe féminin.

2° Les ordres de chevalerie. Quoiqu'ils ne datent que de Pierre le Grand , ils sont plus nombreux que dans beaucoup d'autres Etats. La plupart servent à récompenser indistinctement le mérite civil et le mérite militaire; cependant, dans le nombre, il en est un exclusivement réservé pour ce dernier. Un seul se rapporte spécialement aux femmes. Un chancelier des ordres impériaux russes et tsariens* préside à toutes les affaires de ce département , qui sont d'ailleurs du ressort d'un chapitre dont il est fait mention dans toutes les nominations ou promotions. Dans l'énumération qui va être donnée, nous suivrons la chronologie des fondations.

L'ordre de S. André, qui est plus particulièrement l'ordre de la maison impériale, est aussi le premier en date. Fondé par Pierre, le 10 (20) mars 1699% en l'honneur de l'apôtre de la Russie, S. André Protoclète, il eut pour premier chevalier le comte Golovine , grand-chancelier et grand-amiral

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