Voir t. II, p
î. G'cst-â-dire spéciaux à la tsarie de Pologne.
3. Non pas le 30 août 169$, comme le veut Gotikof; et non à l'occasion de la naissance d'Alexis , flls de Pierre , comme le dit M. Schubert (p. 290).
(mort en 1706). Les grands-ducs le reçoivent au moment de leur baptême, et, dans la cérémonie du sacre, l'empereur en passe le collier à l'impératrice après lavoir couronnée. Cet ordre est fréquemment conféré aux têtes couronnées du dehors ou à d'autres princes de maisons régnantes; à l'intérieur, il n'est accordé qu'à un petit nombre de personnes éminentes. Rarement on compte plus de cent chevaliers de S. André. Ils le sont tous au même titre, car cet ordre n'a qu'un degré; cependant c'est une distinction plus particulière que d'en recevoir les insignes en diamants. Dans ceux-ci, on voit l'image du saint sur une croix émaillée en bleu, laquelle, surmontée d'une couronne impériale, repose sur la double aigle, noir et or, que montre exclusivement le revers. Les branches de la croix sont toutes deux couronnées et marquées des initiales du gaint, et sur la plaque, dont le milieu est occupé par l'aigle impériale, on lit cette légende : Za vériou i veniosti, Pour la foi et la ûdélité. Le collier se compose de croix de S. André et de couronnes alternativement posées; mais à sa place, les chevaliers, quand ils ne sont pas revêtus du manteau de l'ordre, portent le grand cordon bleu auquel la décoration est suspendue.
Uordre de Sle Catherine, que le même souverain fonda, en 4714, afin d'éterniser la mémoire des services que son épouse Catherine lui avait rendus pendant la guerre contre les Turcs, est exclusivement réservé aux femmes; une seule fois, dit-on, il fut conféré à un homme, et ce fut au prince Menchikof (en 1727). Il a deux classes, la grande et la petite croix. La décoration, en diamants, montre d'un côté Ste Catherine de Sienne avec sa roue, se tenant à l'ombre de la croix, et de l'autre un nid d'aiglons placé sur une colline au pied de laquelle il y a deux aigles, mâle et femelle, qui ont chacun une couleuvre dans leur bec, avec la devise :
Di
jEquat munia compatis. La devise russe est : Pour l'amour et la patrie. Le cordon est ponceau , légèrement liséré de blanc. L'impératrice, qui est la grande - maîtresse de cet ordre, le confère aux dames les plus distinguées de la cour, dont quelques-unes, qu'elle veut honorer plus particulièrement, sont aussi décorées de son portrait et s'appellent dames à portrait.
La fondation de X ordre de S. Alexandre Nevski, en l'honneur de ce grand-prince , vainqueur des Suédois qui menaçaient l'indépendance de son pays1 , que Ton désigne aussi par Tépithète de blagovernii, le Adèle, l'orthodoxe, remonte également au règne de Pierre le Grand ; cependant ce ne fut qu'après la mort du grand homme qu'il fut conféré pour la première fois par les mains de sa veuve. Comme l'ordre de S. André, celui-ci n'a qu'un seul degré. La décoration est une croix émaillée en rouge, avec l'aigle impériale entre ses quatre branches et l'image du saint guerrier à cheval dans le médaillon du milieu; on la porte attachée à un grand cordon rouge. Sur la plaque on lit les initiales S. A. (Sanctus Alexander); la légende Principibus Patrice parait être aujourd'hui remplacée par celle, en russe: Pour les efforts et la patrie. On est toujours cordon rouge quand on est cordon bleu.
L'ordre de Ste Anne appartenait à la maison de Holstein- Gottorp déjà avant son avènement au trône des tsars dans la personne de Pierre III. Fondé, le 3 février 1736, par le duc Charles-Frédéric , il fut naturalisé en Russie peu d'années après, s'il est vrai qu'Élisabeth le conféra déjà en 1742 au général en chef comte Chérémétief, comme on lit dans la biographie de ce guerrier par Mûller. Cet ordre a quatre classes, sans compter une cinquième, réservée aux soldats