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Car le prince Orlof était déjà malade

l'anniversaire de son avènement au trône. La clôture eut lieu en effet dès le 13 février (v. st.), sans que le monarque eût reparu dans les séances. Est-ce dans celles-ci ou bien dans celles du Comité supérieur que le grand-duc Constantin se livra à ces vivacités de langage qui eurent pour conséquence de priver pour des années son auguste frère du concours du prince, au moins dans les affaires de Tintérieur, si difficiles à traiter dans ce moment-là? Nous l'ignorons, mais ce qui est certain, c'est que la discussion fut laborieuse, à ce point qu'il fallut même que la commission de rédaction, quoique dissoute, se réunît de nouveau pour donner son avis. Néanmoins, habilement dirigée par l'éminent comte Bloudof, appelé à la présidence du conseil, elle avança rapidement, et finalement sur quarante-deux membres qui prirent part au vote, six seulement mirent des boules noires dans l'urne. L'empereur put en effet signer son manifeste d'émancipation le 19 février (3 mars) 1861, jour anniversaire de son avènement au trône. Ce sera, à un double titre, une date à jamais mémorable dans l'histoire de la Russie. Nous allons extraire de ce manifeste les passages les plus significatifs.

«Après avoir invoqué l'assistance divine, y est-il dit1, * nous avons résolu de mettre cette œuvre à exécution.

«En vertu des nouvelles dispositions, les paysans attachés à la glèbe seront investis, dans un terme fixé par «la loi, de tous les droits des cultivateurs libres. Les « propriétaires, en conservant leurs droits de propriété sur « toutes les terres qui leur appartiennent, réservent aux « paysans, moyennant des redevances déterminées par les « règlements, la pleine jouissance de leurs enclos, et, en « outre, pour assurer leur existence et garantir leurs obli-

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