Ibid., t. Ier, p
3. Ibid., p. 338; t. II, p. 390, 514 et suiv.; 518, 533, etc.
K. Voir le jugement de Dlugosz et les vers d'un poëte du XVe siècle dans P.œpell-Caro, t. Ier, p. 339.
5. Wielhorski (p. 12) cite à ce sujet le témoignage de Dlugosz et de Cromer. Les diètes des voïvodies ou palatinats étaient au second rang et sans doute plus nombreuses que les premières. Ibid., p. 52 Au début, c'étaient de simples colloquia. Voir Rœpell-Caro , t. Il , p 522.
et non pour mettre des entraves à la légitime autorité du roi. Les nobles n'avaient pas l'immunité des impôts, qui ne date que de 1430. D'ailleurs, tous n'étaient pas égaux entre eux avant le XVe siècle ; les barons formaient une catégorie supérieure à laquelle étaient réservés les hauts emplois, comme aussi les castellanies ou starosties les plus lucratives1, et dans laquelle, aussi bien que dans le haut clergé, le roi choisissait ses conseillers.
Ce sont, comme nous l'avons dit (p. 422), les concessions royales inopportunes, qui, en donnant une plus grande importance à la noblesse, ouvrirent aussi l'ère de l'anarchie et de la dégradation de la classe la plus nombreuse, classe dans laquelle, comme en Hongrie, on ne vit plus qu'une misera contribuais plebs. Ces capitulations, on a vu qu'elles datent du règne de Louis d'Anjou et de la fameuse diète de Kaschau, de 4374, où déjà on peut remarquer l'absence des représentants des villes, c'est-à-dire du tiers-état, dont la république allait faire abstraction aussi bien que de toute la population rurale. Dans le nombre de ces capitulations, il y en a plusieurs que nous appellerions glorieuses , si elles avaient été stipulées au nom de tous et non pas au bénéfice exclusif de la caste nobiliaire : telle est surtout la loi Neminem captivabimus nisi jure victum aut in crimine deprehensum, que Jagellon confirma en 1430 avec d'autres privilèges de cette caste* et qu'on a justement désignée comme YHabeas corpus de la Pologne. Parmi les autres privilèges de l'ordre civil, l'histoire ne peut que stigmatiser celui de la possession exclusive des terres conquise en 1496 3, la-