Voir à ce sujet, t. II, p
restèrent indépendants jusqu'au temps de laroslaf le Grand. D'après le traité conclu entre Igor et les Grecs (de Byzance) , l'embouchure du Dnièpr était hors de la Russie. Il est vraisemblable que nos possessions n'allaient que jusqu'aux cascatelles... Mstislaf, fils de Vladimir, régnait dans le Tmoutarakân bosporitain *. . . . S'il faut en croire un monument runique, la Russie, du temps même de Vladimir, confinait déjà avec la Norvège, en Laponie*. On ne peut déterminer au juste jusqu'où s'étendait, dans ce temps, la principauté des Mères8 ou de Rostof, au nord et à l'est; mais elle n'allait certainement pas au delà des gouvernements actuels de Kostroma et de Iaroslavl. Nos anciennes frontières* n'étaient pas non plus fixées très-clairement le long du Don. Nous verrons dans l'histoire du XIIe siècle que la principauté de Riaisân, qui était une dépendance de la principauté de Tchernigof, comprenait une partie du gouvernement actuel de Voronége. Plus au sud erraient des hordes asiatiques , les Petchénèghes et les Poïoftses. » *
Dans ces limites, la vieille Russie eût été un empire puissant, si Vladimir lui-même, avant sa mort^ ne l'avait affaibli en se conformant au système des partages, qui était fondé sur les mœurs et coutumes d'alors5. Pendant qu'il régnait lui-même à Kief, il envoya ses nombreux enfants tenir leur cour à Novgorod, à Polotsk, à Rostof, à Mourom, à Vladimir en Volynie, à Tourof (aujourd'hui dans le gouverne-
1. Cette principauté que Mstislaf posséda, de 988 à 1036, comme un démembrement de la Khaznrie, était séparée de la masse do territoire. Il n'est question d'elle dans l'histoire de Russie que jusqu'à la fin du XIe siècle. Voir notre tome I'rj3. 4£4, et Mûller , Sammlung russischer Getchichte, t. II , p. 77.
2. Strahl le conteste, t. Ier, p. 356, en fixant les limites de la Russie sous laroslaf le Grand.