‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 225 sur 367 · Sltahl, ouvrage principal, p · texte numérisé non relu

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3. Le <l août 1326, loann avait posé les rondement» de la cathédrale Ousponski on de l'Assomption de la Vierge, au Kreml; en 1333, il 6t commencer celle de Saint-Michel Archange, celle de Saint- Jean Climai et celle de la Transfiguration (Blagoveschtchenski Sabor). Voir Karamzine, t. IV, chap. ix (p. 181).

4. Elle reçut la qualification de lavra, taure, qu'avait aussi le couvent Pctcherski de Kier et que reçut plus tard également celui de S. Alexandre Nevski à Saint-Pétersbourg.

(prieur) avait la modestie de ne pas l'accepter, cet héritage fut pendant quelque temps un sujet de contestation , et il y cul alors des dissensions graves sur lesquelles nous passerons '. Après le court pontificat de Mityaï, Cyprien, Pimen cl Denys se disputèrent la dignité de métropolitain, Fini ayant pour appui le patriarche de Constantinople , les deux autres étant successivement préférés et soutenus par le grand-prince.

Déjà au temps de S. Alexis, l'unité de l'Église russe s'était brisée. Le patriarche Philothéas qui venait de le nommer, lit en même temps une seconde nomination en rétablissant en faveur de Roman, << métropolitain de Kief et de Volynie » ( 1354- 1362), la métropolie primitive. Cyprien, que nous avons nommé tout à Thèm e et que le grand-prince expulsa de Moscou, se réfugia plus tard (1382) dans cette métropolie du sud. Alors il y eut un instant (1385) trois métropolitains, et comme Cyprien fixa sa résidence à Kief, ce fut là le premier germe de la scission qui devait porter dans la suite des fruits acerbes \ Pour le moment , la mort de Denys et de Pimen rétablit l'unité, et Cyprien, qui prit en 1390 le litre de métropolitain «de Moscou et de toute la Russie, * séjourna alternativement dans la nouvelle capilale et dans Kief désolé. Dès 1326, Ghédimine, «grand-prince de Lithuanie et de Russie, » s'était rendu maître de cette ville; depuis, elle était restée soumise soit à cet État lui-même, encore païen alors , soit à des princes qui en étaient vassaux. Ses nouveaux maîtres non-seulement respectèrent sa religion, mais adoptèrent aussi peu à peu ses mœurs ; leur tolérance fui telle qu'ils permirent longtemps à la population russe de rester, quant à leur Église, sous l'obédience du métropolitain de Moscou. Cela resta ainsi sous les successeurs

1. Voir Karamzine, t. V, cliap. i (p. 43); Strahl, p. 365 et suiv.

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