‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 226 sur 367 · Strahl, p · texte numérisé non relu

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LA société religieuse; église nationale. 497

immédiats de Ghédimine et sous le premier Jagellon. Ce dernier abandonna le gouvernement de sa grande-principauté à son cousin Vitoft ou Vilold (1391-1430), comme lui converti au culte catholique, mais marié à une princesse russe appartenant à l'Église gréco-orthodoxe. Vitoft, prince brave et habile, mais rusé, perfide et ambitieux', ne put voir qu'avec déplaisir cette communion de ses sujets avec le pontife de Moscou et le revenu de ce dernier grossi par leurs contributions. Pour changer cet état de choses, il n'attendit que la mort de Cyprien, prélat révéré et vigilant contre l'influence duquel la sienne n'aurait peut-être pas prévalu. Sous le successeur de ce pontife, en 1414, il réunit en un synode les évêques de Tchernigof, Polotsk , Loutsk, Vladimir, Smolensk, Khelm et Tourof, et obtint d'eux Féiection d'un métropolitain particulier pour l'ensemble de ces éparchies. Le patriarche œcuménique, de concert avec l'empereur de Byzance, ayant refusé sa confirmation à ce prélat, qui était Grégoire Tsamblak*, Vitoft détermina ces mêmes évêques, de nouveau réunis en synode (1415), à lui donner le sacre. Photius, le métropolitain de Moscou , ne manqua pas de protester; le grand-prince Vassili II, quoique gendre de Vitoft, fit de même, mais comme il ne voulut pas pour cela en venir à une rupture avec le puissant grand-prince de Lithuanie, avec lequel il avait entretenu jusqu'alors des relations pacifiques , sa contradiction resta sans effet1. Il y a désormais deux métropolies en Russie;

1. Sur l'étendue de sa domination voir Karamzine, t. V, chap. u (p. 126).

2. On lit Zimwlak (prononcez Tsiravlak) dans la traduction allemande de l'Histoire russe d'Oustrialof, t. Ipr, p. 432; Cemiwlak dans l'Histoire de l'Oukraine par Engel (grande Histoire universelle de Halle , t. XLVI1I , p. 29).

3. Voir, sur les affaires religieuses de cette époque , Strahl , p. 432-439 et Karamzine, loc. cit. (p. 181-182); puis sur les affaires politiques, Karamzine, ibid (p. 123, 132, 138, 141 et 145). La rupture définitive avec la Lithuanie n'eut lieu qu'après la mort de Vassili, en 1426.

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