Strahl, p
4. Karamzine, t. VIII, chap.ii (p. 75-88); Strahl, p. 601; Bantysch»Kamen$ki Slovar dottupamiMiyto lmd& Hou*m Zemli, t. V, p. 20U-2 16.
r>(Xi SECONDE SECTION. — CHAPITRE III .
lippe, le métropolitain Macaire (1542-1563), quoique trèspieux, s'était de son côté distingué comme ami des lettres et propagateur de l'imprimerie1.
Ioann IV avait du moins ce mérite de les favoriser également, et il fit aussi de grands efforts pour répandre plus de lumières parmi le clergé russe. Sous lui, l'Église nationale fut mise en contact avec les principes de la réformalion ; car ce tsar ne s'enquit pas seulement avec curiosité des doctrines de Luther*, il permit aussi, en 1583, de construire un temple anglican à Moscou. Ce culte étranger, toutefois, n'eut aucune action sur le peuple russe, bien qu'il fût jusqu'à un certain point travaillé à cette époque-là par une des hérésies contre lesquelles l'Église d'Orient avait à se défendre. Celle de Luther et de Calvin ne put avoir aucune prise sur les Moscovites, à cause de l'ignorance où ils étaient généralement plongés; ils n'entendirent parler que de dissidences assez peu sérieuses au fond, puisqu'elles ne s'attaquaient qu'à des choses extérieures , même en ce qui concerne les livres saints. Il y a cependant une exception à noter. En 1553, Matthieu Baschkine s'éleva, à Moscou, contre les sacrements, les canons des conciles, l'adoration des saints, et même contre la divinité de Jésus-Christ, et l'on assure qu'il compta parmi ses partisans un évêque, celui de Riaisân, Cassien8.
En définitive, sous le règne de Ioann IV, l'Église russe prit un accroissement considérable. Des tsars ou tsarévitchs de Kasan et des princes tcherkesses demandèrent successivement le baptême ; on s'occupa avec succès de la conversion des Mordouans, des Tchouvaches et desTchérémisses;
1. Strahl, Geschichted. H. K , p. 587 et 61 1, et Dos yelehrle Ruuland, p 127-136.