Voir sur lui Strahl , Das gelehrte Russland, p
LA SOCIÉTÉ religieuse; église nationale. 5il
allemande, Breslau, 1751, in-8°. Cette confession de foi de Pierre Moghila jouit d'une haute autorité dans toute l'Église d'Orient1.
Le second fait dont nous avons à parler, est l'institution du patriarcat russe ', qui, de 1589 à 1702, occupa une si grande place dans l'histoire de la Russie moscovite ou principale.
Jusqu'alors l'Église de cet empire avait eu pour chef, sous l'autorité suprême et absolue du tsar ', toujours jaloux de la maintenir sur le clergé comme sur tous ses sujets, le métropolitain de Moscou, élu avec l'agrément ou sur la désignation du prince et consacré, non plus par le patriarche ou ses délégués, mais par les évêques nationaux. Ces évêques ou archevêques étaient ceux de Novgorod, Tchernigof, Souzdal, Rostof, Vladimir, Péréïaslavl, Bielgorod, Iourief, Riaisân, Tver et Saraï4. Sauf la suprématie du souverain, le métropolitain était indépendant dans l'exercice de sa juridiction. 11 avait la jouissance de biens très-considérables, dont il disposait librement, avait le rang sur tous les dignitaires de l'empire et était entouré d'une cour à lui, composée de boiars, de stolniks et d'autres officiers. Lorsque, sous Fœdor 1er, Boris Godounof eut élevé la Moscovie à une puissance considérable, il songea à donner à son premier pasteur un rang proportionné à celui qu'elle occupait déjà parmi les États, et Constantinople étant aux mains des Turcs, il sembla juste d'en transférer le patriarche à Moscou, dont le premier pasteur ne serait plus alors sur la même ligne que celui de Kief, soumis à la république de