M. Onstrialof , 1. 1", p
lensk : aussi, à la fin de son règne, n'y eut-il plus de princes apanagés dans la Moscovie1. La superficie de cette dernière, telle que nous l'avons indiquée tout à l'heure, était doublée : sans l'adjonction d'aucune parcelle de l'Asie, elle était arrivée à près de 2 millions de kilomètres carrés (36,400 milles carrés d'Allemagne).
C'est au môme règne de Vassili IV que se rapporte la petite esquisse géographique de la Russie que nous devons au baron de Herberstein et qui est la première où il soit possible de puiser des renseignements nets sur ce sujet1. En voici le résumé : A l'est de la principauté de Moscou proprement dite, ce monarque possédait les territoires de Vladimir, Nijni -Novgorod et Riaisân; la Soura, affluent du Volga, formait de ce côté-là la limite de ses propres États et de ceux du tsar de Kasan'. Au sud-est, cette limite était à une journée de marche au delà de Riaisân. Au sud, la dernière ville en deçà des steppes tatares était Toula4; « à environ huit milles au sud de cette ville, ajoute notre auteur, sont les sources du Don, fleuve célèbre qui sépare l'Europe de l'Asie.» Du côté du sud-ouest, la ville fortifiée de Kalouga, non loin de la frontière, servait de lieu de rassemblement aux troupes moscovites pour la défense de l'État contre les incursions des Tatars de Crimée. Entre lui et la grande-principauté de Lithuanie était Novgorod -Séversk , principauté récemment incorporée, comme nous l'avons dit. Smolensk, reconquis sur les Lithuaniens, défendait au nord-
1. Voir à ce sujet Karamzine, t. VII, chap. m; Strahl-Herrmann, t. III , p. 9 ; Oustrialof, t. Ier, p. 252. Voir aussi le Précis d'Oustrialof, explication de la carte.
2. Voir les Commentaires de ce diplomate impérial dans Htetoriœ RtUhenicœ Scriptores, t. Ier, p. 42 et suiv.
. 3. Sura ftuvius Mosci et Ca*anen*is régi» dominium dividit. Voir sur celte rivière, t. I", p. 468.