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On écrit Kolomna

3. Voir plus haut, p. 490. Pour la fondation des autres éparchies voir Busse , dans le Journal von Russland, l* année, 1W partie, p. 213-222.

chevéque, l'autre évêque de Mojaïsk !. On a vu la fondation de ce siège à la p. 495.

2e classe d'éparchies, en comprenant 20 :

Kasan : archevêque de Kasan et de Sviajsk; Astrakhan : archevêque d'Astrakhan et de Iénotaïefsk; Tobolsk: archevêque de Tobolsk et de Simbirsk; laroslavl: archevêque de laroslavl et de Rostof; Pskof : archevêque de Pskof et de Porkhof; Riaisâv : archevêque de Riaisân et de Saraï; Tver : archevêque de Tver et de Kachine; Kherson : archevêque de Kherson et d'Odessa; Tauride: évêque de Tauride et de Simféropol; Lilhuanie: métropolitain de Lithuanie et de Vilna; Varsovie : archevêque de Varsovie et de Novoghéorghiefsk* ; Moghilef : archevêque de Moghilef et de Mstislaf; Tchernigof : archevêque de Tchernigof et de Néjine; Minsk: archevêque de Minsk et de Bobruisk; Podolie: archevêque de Podolie et de Bratzlaf; Kichinef: évêque de Kichinef et de Khotine; Olonetz: archevêque d'Olonetz et de Pétrozavodsk; Don: archevêque du Don et de Novotcherkask; Irkoutsk : évêque d'Irkoutsk et de Nerlchinsk; Riga : archevêque de Riga et de Mitau. — L'exarque de Grousie paraît devoir être rangé aussi dans cette 2e classe.

3e classe d'éparchies, en comprenant 29 (dont les pasteurs sont simplement évêques, sauf trois ou quatre qui ont actuellement le litre d'archevêques) :

Iékaiérinoslaf et Taganrog; Kalouga et Borofsk; Sroolensk et Dorogobouge; Pïijegorod et Arzamas; Koursk et Bélograd; Vladimir et Souzdal; Pololsk et Vitebsk (archevêque); Vologda et Ouslioug; Toula et Bélef; Vialka et

1. L'évêché de Kroutitzy ou des Éminences, qui, fondé à Saraï en 126t, fat ensuite transféré à Moscou et avait son siège dans un couvent sur les coteaux qui entourent cette capitale, est aujourd'hui réuni a celui de Kalouga.

2. Il figure ici parce qu'il fait partie du clergé russe, quoique dans le royaume de Pologne.

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Slobodsk; Voronège et Zadonsk (archevêque); Kostroma et Galitch; Ar khan gel et Kolmogory; Tambof et Chatsk; Orel et Sevsk; Pollava et Péréïaslavl; Volynie et Jitorair (archevêque); Perm et Verkhotourie (archevêque); Tomsk et Sémipalatinsk ; Iénicéisk et Krasnoïarsk; Penza et Saransk; Saratof et Tsaritsyne; Kharkof et Akhtyr (archevêque); Oufa et Menzélinsk; Simbirsk et Sysransk; Caucasie et Tchernomorie ; Kamtchatka et îles Kouriles et Aloutiennes (archevêque); Samara et Stavropol; Orenbourg et Oural. — Les évêques sufïragants de l'exarque de Grousie, ceux de Karthli, (Xlméreth, de Mingrélie, de Gourie et d'Abkhasie, doivent sans doute être rangés dans la même classe.

Tous les membres du haut clergé sont désignés indistinctement sous le nom d'arkhiéréï, prélat, lequel marque un degré supérieur à celui de hiérei, prêtre. Ils sont égaux entre eux, quoique les métropolitains et les archevêques aient le pas sur les simples évêques; les uns ne sont pas sufïragants des autres, excepté les vicaires des métropolitains, ceux de l'exarque et un petit nombre d'autres accordés à certains évêques. Fixés à quelques sièges, le titre de métropolitain et celui d'archevêque peuvent à volonté être conférés, par l'empereur, aux prélats qu'il veut distinguer; le monarque peut aussi l'étendre à d'autres sièges.

L'archiprêtre , tel qu'il existe dans le clergé catholique, est appelé en russe protohiéréï ou protopope; il y en a un dans chaque diocèse. Les simples prêtres de paroisses reçoivent le nom d'hiéréï ou popes. Le culte gréco - russe se célèbre aujourd'hui dans 36,200 églises dont 450 à 500 ont le titre de sabor, cathédrale1. En comptant aussi les

1. En 1830, c'étaient 28,237 églises et 451 cathédrales. Il existait 350 couvents d'hommes et 98 de femmes, plus 3 laures. Voir le Calendrier de Saint-Pétersbourg pour 1833, p. 130.

chapelles, on est arrivé au chiffre de 46,741 édifices consacrés au culte1. C'est dans les diocèses de Podolie et de Volynie , dans ceux de Moscou et de Kief qu'existe le plus grand nombre d'églises; mais il varie de 15 à 1,600 (Podolie) jusqu'à 150 (Astrakhan) ou même moins (provinces Baltiques, etc.)2.

On verra au chapitre du livre suivant où nous ferons connaître le budget de l'Etat, que les intérêts ecclésiastiques donnent lieu à une dépense annuelle d'un peu plus de 5 millions de R. A., ou d'environ 22 millions de francs; près de 4 millions de R. se rapportent aux traitements alloués au clergé des villes et des campagnes, et un peu plus de 300,000 R. à l'entretien des laures et monastères. Le traitement des simples popes est minime, car en général il n'atteint pas 100 R. ou 400 fr.; mais de même qu'ils avaient anciennement la dîme, ils ont maintenant en outre le casuel et quelques autres sources de revenus5. On nous assure qu'un pope de campagne a la jouissance de 20 déciatines de terre avec une maison, et de 40 déciatines, s'il est de 2e classe; le bois lui est en outre fourni gratuitement. Nous ne savons pas au jusle quel est actuellement le traitement des prélats; on affirme cependant que le maximum est, pour les métropolitains, de 3,000 R. A.; pour les archevêques, de 2,500; pour les évêques, de 2,000; et pour les vicaires ou évêques coadjuteurs, de 500.

L'Église, prise comme société, n'a plus aujourd'hui de biens-fonds; mais dans la plupart des éparchies il en dépend

1. Dans toute la domination russe, il existait 53,605 bâtiments consacrés au culte. En France, il y a une vingtaine d'années, il en existait 132,000, chapelles comprises.

2. Voir la Statistique officielle de 1863, p. 268, et Déviataïa-Révisitja, p. 209.

3. Voir l'oukase du 3 avril 1801, dans Storch, Rutsland tinter Alexander /., t. II, p. 191.

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encore des étendues très-considérables soit des couvents, soit des presbytères; même avant 1861, c'étaient toujours des terres sans paysans. Quant à l'Église, il y a un peu plus d'un siècle, elle possédait des terres dont dépendaient 918,486 paysans mâles, ce qui était alors un chiffre trèsconsidérable. L'administration de ces terres faisait jadis partie des attributions du patriarcat, qu'elle constituait grand propriétaire. Déjà du temps de Ioann III et de Ioann IV, ces terres excitèrent la convoitise du souverain !; plus tard, leur réunion à l'État parut une conséquence naturelle de la suppression du patriarcat, et déjà la veuve de Pierre le Grand* établit au sein du Sénat un «collège d'économie » pour en prendre en main l'administration. A ce collège on substitua en 1742 le saint-synode, jusqu'à ce que, en 1762, Pierre III, trouvant un inconvénient à ce que « l'état ecclésiastique fût embarrassé par des soins temporels», convertit ses biens-fonds en propriété de l'État et créa un nouveau collège d'économie pour les administrer. Son oukase à ce sujet est daté du 21 mars (1er avril)3. Catherine II, sa veuve, commença par annuler cet acte (12 août 1762); mais au bout de quelques mois de réflexions elle le remit en vigueur avec de certaines modifications, par l'oukase du 29 février (11 mars) 1764*, et ainsi les biens de l 'Eglise furent définitivement sécularisés. Après cette appropriation, il fallut bien assigner un salaire

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