‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 242 sur 367 · Voir Strahl, Geschichte d. Il K., t. Ier, p. 514 et · texte numérisé non relu

Voir Strahl, Geschichte d. Il K., t. Ier, p. 514 et

2. Sur ce que fit, à ce sujet, Pierre lui-même, on peut consulter le préambule de l'oukase de Catherine II dont il va être question.

3. On le trouve dans Y Histoire de Pierre M , par l'auteur de la Vie de Frédéric //, t. Il, p. 205-221. Cf. Herrmann, t. III, p. 248.

4. Voir ibidem, p. 222-237. C'est une pièce historique infiniment remarquable. Cf. Herrmann, t. III, p. 328 et 558-56 1. Dans l'oukase de Catherine, on lit entre autres ce passage : « Comme chacun connaît combien est mauvaise la constitution des prêtres séculiers et des autres serviteurs des églises dans tout notre empire... » Wichraann date, à tort, cet acte du 26 février.

aux membres du clergé et pourvoir aux besoins des couvents, jusqu'alors immensément riches1. Les couvents d'hommes sont sous ce rapport divisés en trois classes; mais la subvention d'un moine ne paraît pas dépasser 12 ou 15 R. A. par an; quant aux couvents de femmes, ils ne sont subventionnés que par exception; l'existence de la plupart d'entre eux n'est fondée que sur les aumônes et sur le travail des religieuses. Dans les derniers temps, suivant le baron de Haxthausen*, les couvents et les églises ont commencé à recevoir quelques legs, qui, dans le gouvernement de Moscou, s'élevaient, dans l'année 1840, à la somme d'environ 100,000 H. A. Ils ne peuvent accepter aucune cession de biens immobiliers qu'avec l'autorisation expresse du gouvernement.

Disons encore que, depuis l'oukase du 22 mai 1801 , l'ordre du clergé, avec tout ce qui y appartient, a été' affranchi à jamais de toutes peines corporelles. Il est de plus exempt de la capitation , du recrutement , des charges de police et de logements militaires. Les biens qui restent aux églises ou aux couvents3 sont affranchis de l'impôt (oukase du 14 avril 1812). Relativement à la propriété personnelle , les ecclésiastiques sont maintenant rentrés , nous le pensons, dans le droit commun, au lieu qu'autrefois un noble, quand il embrassait l'état ecclésiastique, était tenu d'aliéner auparavant ses terres et ses serfs.

Ajoutons ensuite que s'il existe véritablement une caste en Russie, c'est le clergé qui la forme. A la vérité tout le monde est autorisé à entrer dans les ordres sacrés, qui

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