‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 256 sur 367 · LES FINANCES · texte numérisé non relu

LES FINANCES

S'il est vrai, comme nous l'entendons répéter de différents côtés et comme nous le lisons aussi dans des publications plus ou moins connues1, que les finances russes soient une des énigmes les plus impénétrables sur lesquelles puisse s'exercer la sagacité des publicistes et des maîtres en économie politique, nous pouvons d'autant moins en promettre ici la solution, que la place nous manque pour présenter tous les éléments d'un tel travail, même dégagé des notions économiques qui seules peuvent résoudre la question si passionnément agitée de nos jours : La Russie est-elle riche ou est- elle pauvre? Les longs développements dans lesquels il ne nous répugnerait pas d'entrer, nous sont interdits par la nature de notre plan; à peine si nous pourrons caractériser le système qui sert de base à l'administration financière et qui se complique par le lien étroit qui unit au Trésor les établissements de crédit, de telle manière que les opérations de ceux-ci se confondent souvent avec les opérations de celui-là*. Ce sujet ainsi compris serait tentant, nous ne le contestons pas; d'ailleurs des économistes de mérite, que nous citerons plus loin et en tête desquels figure le comte Cancrine lui-même, que l'on a un

1. Notamment daos le savant article Das rutsische Staatsleben, du recueil Die Gegenwart, t. VI, p. 25, et dans l'article Die russischen Flnanten du livre anonyme Rutsland und die Gegenwart, t. Ier, p. 169. Dans le dernier travail , ce jugement est fortement motivé.

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