‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 275 sur 367 · Oukase du 23 juin (5 juillet · texte numérisé non relu

Oukase du 23 juin (5 juillet

LES FINANCES DE l/ÉTAT. DETTE ET CRÉDIT. 643

d'Amsterdam au taux de 99. C'étaient 18 millions de florins, augmentés, Tannée suivante, de 24 autres millions, total, 42 \ Le remboursement devait être effectué dans l'espace de trente-sept ans. Une opération si favorable réalisée par une puissance dont moins de vingt ans auparavant* un de ses premiers fonctionnaires, le secrétaire d'État Spéranski, avait qualifié l'administration de chaos, produisit un étonnement général; mais elle s'explique par la confiance qu'inspiraient le caractère loyal de Nicolas et la réputation d'intégrité, de fermeté et de talent de son ministre des finances, le comte Cancrine.

Au 1er janvier 1831, le total de la dette russe portant intérêt approchait, malgré l'action incessante de l'amortissement , de 220 millions de R. A. , dont 60 millions à terme, et le reste en rentes perpétuelles. Le lecteur est sans doute au fait dé ces dénominations. Une dette à terme est celle dont le capital doit être remboursé dans un délai fixé ou moyennant certains atermoiements. En Russie étaient dans ce cas, non-seulement la double dette hollandaise (l'ancienne et la nouvelle), mais encore celle contractée, à l'intérieur, avec la Banque d'emprunts (lombard); moyennant un sixième pour cent, la dette devait être amortie au bout de 37 ans. Une dette en rentes, au contraire, est celle où, abstraction faite du capital, on n'a qu'à servir à perpétuité les intérêts annuels. Dans l'empire des Tsars, on range aussi sous cette rubrique les dettes dont le capital peut être remboursé, mais sans qu'il y ait pour cela un terme de fixé. Les dettes en rentes concernent également l'intérieur et le dehors.

Le manque d'espace nous empêche de continuer jusqu'à ce jour cet historique des emprunts russes depuis le qua-

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