‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 285 sur 367 · Oustrialof, t. II, p · texte numérisé non relu

Oustrialof, t. II, p

l'armée et les institutions militaires. 673

qui, la première, opposa aux spahis des Ottomans une bonne cavalerie légère composée de Kosaks, de chasseurs et de hussards; enfin c'est sous son règne qu'on vit les premiers régiments d'artillerie à cheval. Sous le rapport de l'exercice et de la discipline, Paul 1er fit quelque bien à l'armée, destinée, sous lui, à conquérir tant de gloire en Italie; mais il prit aussi à son égard des mesures regrettables. Peu disposé à respecter les réformes quand elles étaient l'ouvrage de sa mère, il révoqua plusieurs de celles que Catherine II avait introduites. Il nomma de nouveau les régiments du nom de leurs chefs, et fit refaire les uniformes sur une coupe moins avantageuse et moins nationale. Ces changements, il est vrai, durèrent peu. Alexandre, revenant insensiblement aux dispositions prises par son aïeule, changea encore une fois l'uniforme et les dénominations', créa de nouveaux régiments de la garde, et porta l'armée à cet élat de force, de régularité, de discipline, qui lui a permis de lutter avec gloire et bonheur contre la première armée d'alors , forte par son incomparable entrain et par l'habitude des victoires que le plus grand capitaine du siècle lui avait fait contracter. Dès 1805, elle comptait plus de 500,000 hommes, avec environ 13,000 officiers et près de 1,200 fonctionnaires de toute espèce. L'entretien de chaque régiment était alors de 93 à 94,000 R. A. En 1810, les états officiels indiquaient un total de 039,415 hommes; en 1815, de 632,155, et en 1821 de près de 800,000. L'effectif était sans doute bien au-dessous de ces chiffres, ainsi que l'a prouvé la guerre de 1812, où les forces russes étaient dans une grande infériorité vis-à-vis des forces françaises5 et où il fallut armer la droujina, qui est l'arrière-ban national, pour laquelle même les fusils manquaient. Cepen-

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