‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 300 sur 367 · Voir Oustrialof , Histoire de la Russie, t. II , p · texte numérisé non relu

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« Rien ne peut donner une plus haute idée de la grande habileté et du génie persévérant de ce prince, dit Coxe1 avec raison, que l'état dans lequel il trouva la marine russe, et celui où il Fa laissée. » Au commencement de son règne, il n'avait pas un seul vaisseau sur aucune mer, et, dans le cours de peu d'années, il fit paraître sur la Baltique une flotte de 50 vaisseaux de ligne, qui fut maîtresse de cette mer. Un jour (1691), se trouvant au château d'izmaïlof, le jeune tsar, alors adjoint à son frère, sous la régence de la grande- princesse Sophie, visita plusieurs bâtiments où l'on conservait divers objets provenant de la succession de leur aïeul, Nikita Romanof: il découvrit, sous une échoppe, la chaloupe que leur père Alexis avait fait construire par le Hollandais. Elle ne ressemblait en rien aux barques employées à la navigation du Volga , et, malgré son état de délabrement, elle attestait encore qu'elle était le produit d'un travail plus habile. Ayant interrogé à ce sujet son précepteur François Timmermann, celui-ci l'engagea à faire réparer le bateau et lui recommanda à cet effet le constructeur Brandt. Transporté de plaisir lorsqu'il le vit à flot sur la Iaousa , affluent de la Moskva, le jeune prince voulut lui-même le monter et y faire un essai de navigation. Afin d'avoir pour cela un champ moins restreint, il fit transporter le petit navire sur le lac de Kleschtchino ou de Péréïaslavl Zaleskoï, à 430 verstes au nord de Moscou. Le maniement du gouvernail et la manœuvre de la voile firent pendant longtemps son bonheur, et il ne tarda pas à ordonner la construction , sur ce modèle, non-seulement d'une seconde barque, mais de toute une petite flottille. Ainsi la barque de Karsten Brandt devint «le grand-père de la flotte russe,» comme on l'ap-

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