‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 306 sur 367 · Die Schlacliten Russlands, p. ibt avec un petit plan · texte numérisé non relu

Die Schlacliten Russlands, p. ibt avec un petit plan

3. D'après des publications qui se rapportent à lanuée 1859, la marine marchande de la Russie ne se compose encore que de 1,416 bâtiments, ensemble de i 72,605 tonnes de 1,000 kilogr., et montés par 10 à 11,000 matelots.— On sait qu'en Fiance l'inscription maritime comprend plus de :J0,000 hommes.

feu. Montés par 33,000 hommes, dont 3,000 artilleurs et 9,000 soldats, ils étaient répartis sur 3 escadres.

Sous Nicolas, une de ces escadres prit en 1827 (20oct.) une part honorable au combat naval de Navarin, à côté des vaisseaux de la France et de ceux de l'empire Britannique. Elle était belle, mais elle avait un double défaut, au jugement de l'amiral Godringlon, qui y commandait en chef1: ses officiers manquaient d'instruction , et les artilleurs étaient en trop pelit nombre. «J'ai vu de mes propres yeux, dans lé port de Kronstadt, 25 vaisseaux de guerre, a dit cet homme de mer célèbre...; mais, en définitive, ce n'est pas tout que d'avoir des navires et des matelots, il faut encore des officiers habiles pour les diriger et les commander. » Sans doute, cela a changé depuis, grâce surtout à l'activité et aux efforts du grand-duc Constantin Nikolaïévitch , qui, nommé grandamiral par son père, en 1853, est depuis resté investi de l'autorité supérieure dans toutes les affaires navales et a fait participer la Russie à tous les progrès de la science nautique, pendant la double révolution que toutes les marines ont éprouvée, d'abord par la navigation à la vapeur, et ensuite par l'introduction des vaisseaux en fer ou cuirassés à l'américaine. Ce prince d'un grand mérite et digne, par son âme vraiment royale, d'être le premier collaborateur de son frère et souverain, jouit aussi de toute la confiance d'Alexandre H, réformateur même sur ce terrain, par suite des nouveaux enfantements la science. Chacun des deux frères a voué un de ses fils au service maritime. Cependant ils ont eu la douleur d'assister, pour ainsi dire, à la ruine de leur meilleure flotte, celle de la mer Noire; car une des annexes du traité de Paris du 30 mars 1856 a restreint les forces navales que la Russie , aussi bien que

I. Voir la séance delà Chambre des communes d'Angleterre du 4 mars 1836.

l'empire Oiloman, y entretiendrait à l'avenir, à 6 bâtiments à vapeur de 50 mètres de longueur à la flottaison, d'un tonnage de 800 tonneaux , et à 4 bâtiments légers à vapeur ou à voile, d'un tonnage qui ne dépasse pas 200 tonneaux chacun. Par là, de nouveaux efforts leur ont été imposés à l'égard de la flotte de la Baltique. L'attention de l'empereur se porte sur cette branche de la force publique avec tout l'intérêt qu'elle doit lui inspirer; néanmoins, l'économie, dont tout lui fait une loi, le préservera sans doute de ces entraînements coûteux qui deviennent une lourde charge pour le Trésor, et le plus souvent sans compensation.

Le grand pavillon russe (schlandart) présente les armes de l'empire, la double aigle noire, sur champ jaune. Le pavillon de l'amirauté présente une étoile bordée de bleu sur champ blanc; le pavillon amiral est de trois classes différentes, blanc avec entre-croisement bleu, bleu avec le précédent clans un coin près de la hampe, ou rouge avec le même à la même place. Le pavillon marchand est aussi de deux ou trois espèces, une tricolore blanche, bleue et rouge, rouge lisérée en haut et en bas de blanc et de bleu, etc. Le pavillon polonais est le pavillon-amiral principal avec l'aigle blanche de Pologne sur champ rouge dans le coin supérieur. Il y a ensuite les pavillons particuliers à certaines provinces ou à certaines villes1.

État actuel des flottes (matériel et personnel). Nous parlerons d'abord du matériel.

Comme, entre toutes les marines de l'Europe, les vaisseaux russes sont ceux qui ont le moins de durée', on ne

1. VoirBromme, lllustrirt'W II and- Atlas, tabl. 5 des pavillons. — Voir aussi l'article Nachi flaytii, dans Marskoî Sbomik. octobre 1863, p. 229.

2. De 10 à 12 ans, d'après Haxthausen (t. III, p. 475); de8 à 9, seulement selon d' mtrea.

voit plus paraître dans les rapports aucun des noms que nous avons autrefois énumérés pour 18281, ou du moins ce ne sont plus les mêmes bâtiments. Mais tous les ans il en est lancé de nouveaux des divers chantiers de l'empire, surtout de ceux de Saint-Pétersbourg (y compris Okhta) et de ceux de Nikolaïef. Avant la guerre de 1853, on comptait 45 vaisseaux de ligne, 30 frégates, 20 bricks, etc., avec 42,000 marins; mais le sacrifice forcé que détermina, en 1855, le siège de Sévastopol, réduisit ces chiffres de près d'un quart, et l'usage de plus en plus général de la vapeur amena d'autres modifications. En 1862, on comptait, d'après le rapport officiel publié pour cette année-làf, le nombre suivant de bâtiments :

A rapn

ir. A Toilei.

Total.

Frégales. .^converties en navires cui-

Chaloupes canonnières cuirassées. . . .

1. Statistique de 1829, p. 322. Sur l'état à une époque subséquente, voir Schubert, p. 368; et plus postérieurement (1848), Die Gegenwart, t. III, p. 278. Cf. Haxthausen , t. III, p. 473.

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