‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 31 sur 367 · T. XIV, p · texte numérisé non relu

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4. Sur la question de savoir laquelle des trois puissances eut la première pensée du partage de la Pologne, il faut consulter une note dans l'ouvrage de Koeu-Schœll, ib., p. 24, et Thistoire de la vie du prince Henri de Prusse.

par les trois puissances, en septembre 1772, au sujet de la convention signée à Saint-Pétersbourg le 5 août précédent1 et réalisé moyennant plusieurs actes séparés conclus par l'un des cabinets avec chacun des deux autres. Le principal des actes qui regardent spécialement la Russie est le traité de Varsovie du 18 septembre 1 773. La part qui échut à la puissance qui nous occupe était d'une contenance d'environ 2,000 milles carrés ou de plus de 100,000 kilom. carrés, avec une population d'environ 1 % million d'âmes1. C'était la Russie Blanche (palatinats de Mcislavl et de Vitepsk, avec une partie de ceux de Polotsk et de Minsk), .ancienne possession russe, ainsi que la Livonie polonaise. La république ratifia ces douloureux démembrements; mais elle sentit alors vivement le besoin d'une réorganisation. Malheureusement la constitution du 3 mai 1791 , qui mit fin au liberum veto, absolu et individuel, ainsi qu'à la royauté élective, devint l'occasion de nouveaux troubles intérieurs , et la Russie se rangea du côté des opposants, ligués dans la confédération de Targovitza. Comme la Prusse intervint de son côté, ces deux puissances s'entendirent pour procéder à un second partage, auquel cette fois l'Autriche, qui, engagée dans une guerre contre la république française, ne voulait pourtant pas se brouiller avec elles, resta étrangère. Il se consomma en effet, en vertu des traités de Grodno de 17933. Cette fois-ci une part beaucoup plus grande, et bien plus grande aussi que la part de la Prusse, fut adjugée à Catherine II; elle agrandit son empire de 4,157 milles carrés ou de plus de 228,000 kilom. carrés,

1. Voir cette convention et ia plupart des autres pièces officielles dans Y Histoire des traités de paix, t. XIV, p. 42 et suiv. , et dans le Manuel de Ghillany, édit. française, t. 1er, p. 159 et suiv. Cf. Hagemeister, Russlands Tenitorialvergrôsserung , p. 25 et suiv.

2. Les chiffres que nous avons donnés, t. II, p. 68, note 2, d'après le général Oppermann, paraissent, après nouvel examen, être trop faibles.

3. Voir Koch-Schœil, t. XIV, p. 137 et suiv. ; Ghillanv, t. !" p. 190 et suiv.

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