Gérebtsof, ibid., p
S. Voir à leur sujet, Storch, Russland tinter Àlexander A, p. 11-47.
•4. Voir ce que nous avons dit, en 1817, dans une notice sur Spéranski ajoutée â notre Histoire intime (t. II, p. 470), et dans l'ouvrage sur Rostoptchinc. t. Vr, p. 61 et suiv. I/opinion contraire a été soutenue par M. de Gérebtsof, t. II, p. 139. Sur l'institution des ministères elle-même, on peut consulter Oustrialof, t. Il, p. 153.
5. Nous voulons désigner d'abord M. Nie. Touighénief, La Russie et les Russes, t. III, p. -423-508 et t. Ier, p. 570-576 : ni dans l'un, ni dans l'autre passage, on n'attribue au travail de Spéranski la transformation de 1802. En second lieu , nous avons en vue l'ouvrage capital sur cet homme d État de M. le baron Modeste de Korff, intitulé Jisn Grafu Spëranskavo , Vie du comte Spéranski (1861). C'est au a triumvirat » des jeunes amis d'Alexandre que ce biographe habile fait honneur de la création des ministères (t. Ier, p. 93).
où il fut le Tribonien de ce tsar-législateur, qui, au reste, ne s'occupa guère de l'administration que pour la purifier et la guérir de sa plaie héréditaire, la corruption1.
Sur ce terrain encore, une tâche immense attendait le fils de Nicolas. Se mettant à l'œuvre dès les premières années de son régne2, Alexandre II put sanctionner déjà en 1859 (décisions du 25 mars et du 23 octobre) les bases générales des modifications à introduire dans l'administration provinciale. C'est par l'organisation de la commune qu'il commença3, et, en effet, celle-ci est la base naturelle de tout bon système de l'administration. Puis fut rendu, le 1er (13) janvier 1864, l'oukase sur les institutions provinciales dont nous aurons à parler plus loin. C'est au sujet de cette loi, qui, du reste, est sans caractère politique, que le duc de Morny prononça le mot que nous avons rappelé plus haut (p. 132), non sans faire nos réserves: t La Russie est un pays démocratique, plus démocratique peut-être qu'aucun autre en Europe » ; et c'est à la même occasion que le Journal des Débats1, qui n'est pas suspect de tendresse pour l'empire des Tsars, signala, dans un article de fond, le «projet conçu par l'empereur Alexandre d'y établir des institutions fondées sur le principe électif, qui embrasseraient dans leur ensemble les communes, les districts, les provinces et le gouvernement central, et formeraient une constitution monarchique et populaire où chacune des
1 . Sur celle-ci, un peut voir notre Histoire intime , t. Ier, p. 41 A, ol t. II, p. 4tf< , ainsi que Léouzon-Leduc , La Russie contemporaine , et La Vérité sur la Httsiet p. 61-80; 244-259.
2. Parmi ses principaux auxiliaires nous nommerons le comte Bloudof, mort le 3 mars 1864 à l'âge do 80 ans, et ennnu, dans la littérature, par sa continuation de Karamzine. Après lui, l'auteur de la Vie de Spéranski, longtemps chef de la V chancellerie pailiculière de l'empereur, mériterait encore ici une mention spéciale.
3. Oukases du 14 (26) mars et du 24 mai (5 juin) 1801 , sur l'instiuitioii de conseils municipaux.