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Statistique de ta Russie, p

2. Voir Krusenstern, p. 166 et suiv.; Aur. Buddeus, Russland's sociale Gegenwart, p. H; Schubert, p. 274-279.

viennent de plus en plus abondants !. Dans la même année 1836, la librairie a importé 350,000 volumes d'ouvrages étrangers, et ici encore nous aurions à signaler une forte augmentation, car le découragement que nous avons pu constater, à Saint-Pétersbourg et à Moscou , chez les chefs des principales maisons de librairie étrangère, a sans doute cessé depuis que le régime de la censure a subi, sous Alexandre II, des modifications importantes*. Mais c'est surtout la presse périodique qui, dans ces dernières dix années, a pris un remarquable élan, et déjà on peut parler de journalisme en Russie8. Depuis trois ou quatre ans, M. Katkof, rédacteur principal de la Gazette de Moscou, en est, on peut le dire, le coryphée. On sait que la toute première feuille publique parut sous Pierre le Grand, en date du 2 janvier 1703; vers 1830, il ne s'en publiait encore dans tout l'empire que 73. En 1850, ce nombre était déjà doublé; on avait alors 108 journaux russes, 29 en allemand, 8 en français, 5 en polonais, 1 en italien, 3 en letton, finnois, etc. Total 154, dont 64 paraissaient à Saint-Pétersbourg, 13 à Moscou , 5 à Odessa , 22 dans les provinces Baltiques et 50 dans le reste de l'empire. Plusieurs de ces journaux , notamment la Gazette de Moscou, rédigée en russe, le Journal de Saint-Pétersbourg, qui, organe semi-officiel du ministère des affaires étrangères, est rédigé en français, et {Invalide russe, qui, écrit dans la langue nationale, est l'organe du ministre de la guerre, ont acquis déjà une célébrité européenne, et le premier des trois, par sa polémique ardente

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