‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 351 sur 367 · Sur la propriété littéraire, voir Krusenstern, p · texte numérisé non relu

Sur la propriété littéraire, voir Krusenstern, p

2. C'est de l'ancien état des choses que l'auteur de La Vènté sur la Russie a présenté le tableau, p. 317-339. Disons-le, nous-mème, malgré noire impartialité, nous n'avons pas été à l'abri des sévérités de la censure.

3. Un historique du journalisme en Russie, depuis le commencement du dtihuitième siècle , a été esquissé par M. Gérebtsof, La Civilisation en Rnssie, t. H, p 295-307. Cf. notre Statistique, p. 106.

et hardie, commence à être mêlé aux débats journaliers de la presse militante. Depuis l'année dernière, sept ou huit parmi les journaux indépendants sont, par leur libre choix, affranchis de toute censure; voici leurs titres: Moskovskiya Vèdomosti, Gazette de Moscou, Sovréniennik, le Contemporain, Russkii Vestnik, le Messager russe, Sankt-Pelevsbourg/iskii Journal, et les deux journaux du même nom rédigés l'un en français et l'autre en allemand, Goloss, la Voix, et Dién, le Jour; mais ce dernier, auquel le caractère et le talent de M. Aksakof avaient donné du relief, a cessé de paraître. Le nouveau régime, fondé sur la loi de la presse du 6 (18) avril 18Ô5, est entré en vigueur le 1er (13) septembre de la même année. Cette loi est désormais le code de la presse périodique: la censure, régime dont le pays ne peut pas se passer encore en thèse générale , et qui est surtout maintenu à l'égard de la presse étrangère , la censure est devenue pour les journaux , revues et recueils purement facultative; seulement, elle a été remplacée par un système de communiqués, d'avertissements et de pénalités graduées, en partie judiciaires et en partie administratives, tel qu'il est en vigueur aussi dans d'autres pays plus ou moins fiers de leurs libertés. — Après la presse quotidienne, dans laquelle même l'épigramme, la malice, la parodie et la futilité littéraire sont largement représentées1, nous aimerions à appeler encore l'attention du lecteur sur les publications mensuelles, hebdomadaires et autres qui sont aujourd'hui nombreuses (presque chaque ministère, entre autres, a sa revue); mais cela nous mènerait trop loin , a moins de nous restreindre à de sèches indications, semblables à celles du livre de M. Gérebtsof. Quant à la censure, introduite en 1790 par Paul Ier, puis

1. Nous nommerons entre autres la Zauosa, l'Kpine on la l'aille, dont nous devons une collection .î l'obligeance du spirituel M. Élie Arsénief.

858 QUATRIÈME SECTION. — CHAPITRE II. f

supprimée un instant par Alexandre Ier, en vertu de son \ oukase du 9 février 1802 , mais bientôt rétablie par ce monarque même, elle aussi a son histoire, que bien des ' lecteurs trouveraient peut-être piquante, mais qu'il nous faut réserver pour une autre occasion. Au reste, une ère nouvelle s'est ouverte pour la censure, puisque, par oukase du 14 (26) janvier 1863, elle a été distraite du ministère 1 de l'instruction publique pour être exercée par le ministère de l'intérieur. Cette translation nous étonne; mais dans tous les cas elle ne peut être regardée comme un symptôme de dispositions sévères dans un temps où le gouvernement s'est tant inspiré de l'esprit moderne et de ce libéralisme auquel on ne veut plus rester étranger nulle part, pas plus en Russie qu'ailleurs, quels que soient les incidents rétrogrades qui en embarrassent souvent le développement \

1. Ueberticht, p. 22-34 ; Knanikof, p. 11-18. Cf. Storcb, Rustland unter Alexander /., |. IV, p. 160-175; Krusenstern, p. 171-176; Moritchukiyû svèdèniya a tsenntourè v'Rossii, Renseignements historiques sur la censure ei Russie (1862), et Sboiidh postanovlénii rasporiqjénu po tsenntourè, Recueil relatif à la censure, à son ressort et à ses règles (1862. 482 pages in-8°).

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