Rein, p. 89; Statistique, p
2. Sur Tune et l'autre matière, on peut voir Ivân Golovine, La Russie sous Nicolas 1845, p. 381-411.
il. le baron de Haxthausen1 a visité les prisons de Moscou, il il affirme n'avoir rien vu des prétendues horreurs dont certains auteurs, sans avoir visité aucune de ces maisons, )nt retracé un hideux tableau. L'oukase de Nicolas menionné plus haut (p. 868) fait cependant supposer que tout, dans ces tableaux, n'était pas fictif; mais c'est du passé. Depuis le règne d'Alexandre II, les horreurs ne figurent plus que dans l'histoire. Même sous l'ancien régime, une Société des prisons, fondée en 1819 sous le patronage de l'empereur Alexandre Ier, exerçait sur ces maisons une salutaire surveillance : aussi M. Golovine , qui ne flatte pas plus son pays que le prince Dolgoroukof, nous donne-t-il une tout autre idée de leur situation. «Dans les prisons, dit-il , les femmes doivent être séparées des hommes ; les nobles, les employés, les bourgeois et les étrangers, des prisonniers de basse classe. On ne doit pas confondre les accusés avec les condamnés, ni même ceux qui ne sont l'objet que de soupçons, avec ceux dont la culpabilité est plus probable ; les criminels importants sont séparés de 3eux qui le sont moins. Les enfants, les détenus pour dettes H les coaccusés (?) doivent enfin être enfermés à paru. ^our prévenir l'évasion des détenus , comme pour punir oute tentative de ce genre, il est permis de leur mettre es fers aux bras et aux jambes. Les femmes ne les ont amais qu'aux mains. Ces chaînes ne peuvent excéder le >oids de cinq livres russes et demie, et doivent être revêues de cuir dans la partie qui s'adapte aux pieds. Les peronnes exemptes des peines corporelles ou mineures sont gaiement dispensées des fers, etc., etc.» Au reste, il y a n Russie trois sortes de prisons: les prisons de police desinées aux prévenus de délits; les maisons de correction