‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 43 sur 367 · Koch-Schœll, t. XI, p. 74 et · texte numérisé non relu

Koch-Schœll, t. XI, p. 74 et

C'est aussi seulement en passant que nous noterons un léger sacrifice que le traité de Tilsit imposa à l'empereur Alexandre. En vertu de l'article 16 de cet acte international1, ce monarque céda au roi de Hollande la seigneurie de lever, contiguë à l'Ost-Frise, à l'embouchure de la Iahde. C'était un héritage de la maison d'Anhalt-Zerbst recueilli en 1793 par Catherine II, et par lequel, quoiqu'il eût à peine 6 milles carrés, cette princesse et ses successeurs sur le trône de Russie étaient devenus membres du Corps germanique. Au congrès de Vienne, la seigneurie de lever fut ensuite réunie au duché d'Oldenbourg, naguère possession de la ligne russe de la maison de Holstein, qui l'avait acquise en échange du duché de Holstein, héritage de Pierre III, livré par celui-ci au roi de Danemark, mais que Catherine II, agissant au nom de son fils Paul, avait cédé à la branche cadette de la même ligne, par la convention de Copenhague conclue en 1773.

Au total, sous Alexandre Ier, la Russie reçut un accroissement de 10,780 milles carrés ou 591,600 kilom. carrés, avec environ 5,200,000 habitants. Sur ces chiffres, 8,850 railles carrés ou 485,600 kilom. carrés, avec 4,200,000 habitants, se rapportaient à l'Europe, et 1,930 milles carrés ou 106,000 kilom. carrés, avec près de 1 million d'habitants, à l'Asie. Ajoutons que, d'autre part, l'étendue de la Russie d'Amérique fut un peu réduite en vertu d'une convention avec les États-Unis, signée à Saint-Pétersbourg, le 17 avril 1824, et d'une autre avec la Grande-Bretagne, du 24 février 1825.*

Après ce règne, il ne nous reste plus guère à jeter un coup d'œil que sur celui de Nicolas 1er (1825-1855), car

1. Voir Ghillany, t. II, p. 470; Koch-Schœll , t. VIII, p. -439 , et t. XI» p. 353. L'empereur de Russie rentra un instant dans la possession de lever.

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