‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 45 sur 367 · T. H, p. 645 etsuiv · texte numérisé non relu

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en 1854, érigea une «province des Kirghises de Sibérie»1, d'une étendue de 14,500 milles carrés ou 795,000 kilom. carrés, avec moins de 280,000 habitants pourtant, et attribua en outre une partie de ces nomades (environ 20,000) à la province de Sémipalatinsk. Même le khan de la Grande- Horde, partagée entre la Chine, le Khokand et la Boukharie, prêta hommage au tsar avec une portion considérable des siens, renforcés encore par un certain nombre de Kirghises- Noirs. Nicolas reçut leur soumission, mais l'empire du Milieu ne céda qu'en 1860, par le traité de Péking, le territoire occupé par ces nomades, territoire qu'un oukase du 16 novembre 1856 avait déjà constitué en «district d'Alataou », avec une étendue de 3,364 milles carrés ou 184,550 kilom. carrés, et une population de 277,400 habitants. Ainsi l'empereur de Russie est devenu maître, ou du moins suzerain, de tous les Kirghises des trois hordes, à l'exception de ceux qui se réclament encore du Turkestan. Au total, on peut évaluer cet agrandissement à environ 18,000 milles carrés ou près de 990,000 kilom. carrés, avec 580,000 habitants , ce qui donne un seul habitant pour 31 milles carrés. Ce ne sont là évidemment que des possessions, incertaines autant que lointaines, qui sans doute augmentent la force d'agression de l'empire du côté de l'Asie, mais n'ajoutent rien au fond à sa puissance réelle et durable.

Nous ne saurions dire au juste ce qui en outre fut enlevé à la Boukharie et au Khokand. Mais si la limite actuelle de l'empire de ce côté-là est formée par la rive septentrionale du lac Aral, par le Syr-Daria, qui est l'Iaxarte des anciens1, jusqu'au point où il se rapproche le plus des sources du

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