‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 46 sur 367 · Voir t. II, p. 34 et 35, et p. 100 118 et · texte numérisé non relu

Voir t. II, p. 34 et 35, et p. 100 118 et

1 Nous en avons parlé t. Ier, p. 80.

— Puis, pour la population, p. 116 ,

Tchoui1, puis par cette rivière jusqu'au lac Issyk-Koul (mer Chaude) où elle se décharge, on a dû l'avancer considérablement vers le sud. Sur la carte du Turkestan ou Touran de M. Kiepert, qui est de l'année 1852, Ak-Medjid, depuis appelé Fort Pérofski, sur le Syr-Daria, fait encore partie du Khokand et est à une assez grande dislance au sud de la frontière russe. Voici les faits qui paraissent avoir amené ce changement. On se rappelle les expéditions russes contre Khiva, en 1839 et en 1853. Nous ignorons quelles furent les conditions acceptées par le taksir khan de ce pays, dans le traité conclu le 31 juillet 1840. On assure que ce prince ouzbeg donna satisfaction aux Russes. Néanmoins dès 1847 ceux-ci , pour commander les bouches du Syr-Daria , fondèrent le fort d'Aralsk, sur la rive droite du fleuve, à quelques lieues au-dessus de ces bouches et par46°2'41" de lat. N. , 60° 26' 56" de long. or. de Paris. Dans l'expédition de 1853, le général en chef Pérofski, remontant le fleuve, qui ne fait que toucher à la Boukharie, pénétra dans le Khokand, avec lequel des hostilités étaient déjà ouvertes au nord de l'Issyk-Koul, et s'avança jusqu'au petit fort d'Ak-Medjid ou Mesdjid, qu'il prit d'assaut. On le dit situé à 50 milles anglais au-dessus du fort d'Aralsk. Comme celui-ci, il reçut garnison russe et son nom, nous l'avons déjà dit, fut changé en celui de Fort Pérofski. Le général établit en outre, le long du Syr-Daria, un cordon ou une chaîne de postes militaires, de manière à couper en deux le pays des Kirghises- Kaïssaks de la Grande-Horde et à occuper toutes les routes par lesquelles passent les caravanes qui descendent du sud vers les basses plaines du nord. Vainement une petite armée de Khokandais essaya de reprendre le Fort Pérofski : elle

1. Ou Tchou. Il ne faut pas le confondre avec la Tchouïa. Voir une carte toute récente de cette frontière dans les Zapish de la Société géographique russe, 1862, n° m.

fat repoussée avec perte, et, dans l'été de 4854, les Russes, faisant encore près de 70 railles de plus le long du Syr- Daria, pénétrèrent jusqu'à Taschkend, qui est la seconde capitale du Khokand. Après une nouvelle défaite, le khan de cet autre royaume ouzbeg1 dut, en 1857, se résigner à son tour à se reconnaître vassal du tsar, dont la soumission des Kirghises-Kaïssaks avait fait son voisin immédiat. En revanche, Taschkend fut évacué par les Russes, qui ne jugèrent pas pouvoir se maintenir dans cette ville, éloignée de quarante journées de Sémipalatinsk.*

Nous reviendrons sur les démêlés de la Russie avec le Khokand en parlant, plus loin, des derniers traités par elle conclus avec la Chine. Auparavant, nous devons nous occuper de ceux qui réglèrent la frontière du côté de la Perse et de la Turquie. La Perse n'eut à se prendre qu'à ellemême des nouveaux sacrifices que la Russie lui imposa. Fetb-Ali-Chah ayant cru voir dans la crise à laquelle la mort d'Alexandre Ier donna lieu, une occasion favorable de recouvrer les provinces cédées à la Russie par la paix de Gulistan, ordonna à ses troupes, en août 1826, de se porter en avant. L'armée russe fut placée sous le commandement de l'habile général Paskévitch. Celui-ci ne tarda pas à infliger aux Persans une première défaite à Iélisavethpol; puis, l'année suivante, transportant le théâtre de la guerre sur le territoire ennemi, il s'empara du monastère arménien d'Etchmiadzine, siège du patriarche de ce peuple antique, ainsi que d'Erivan, une de ses grandes villes; bien plus, il pénétra jusqu'à Tauris ou Tabriz, chef-lieu de l'Adzerbaïdjân et résidence du prince royal Abbas-Mirza. Alors le chah demanda

1. M. Nicolas Khanikof, savant explorateur de ces contrées et auteur du savant mémoire sur la partie méridionale de l'Asie centrale, a consacré une description détaillée» en russe, au Khokand aussi bien qu'à la Boukharie.

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