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Selon Alex, de Humboldt, Asie centrale, t. III, p

la paix, qui fut signée à Tourkmantchaï, endroit situé au delà de Tabriz, sur la route de Téhéran, le 22 février 18281. Elle lui coûta une étendue de 316 milles carrés ou de 17,400 kilom. carrés, avec environ 250,000 habitants. C'étaient le khanat d'Erivan avec la forteresse du même nom , «jusqu'ici réputée imprenable», dit le manifeste impérial rendu pour annoncer cette bonne nouvelle, et le khanat de Nakhitchévan, avec la forteresse d'Abbas-Abad. Etchmiadzine faisait partie du premier de ces klmnats, auxquels fut encore ajoutée une étendue à moitié déserte habitée par des Kourdes et au milieu de laquelle s'élève le mont Ararath, réputé sacré chez les Arméniens, tandis que le mont Alaghœz domine la province de Nakhitchévân V Ainsi la frontière russe du côté de la Perse fut avancée jusqu'à l'Araxe ; au nordouest de l'Ararath , elle avança même au delà de cette ligne pour se confondre avec la frontière turque (pachalik de Bayasid), et elle la dépassa encore vers l'embouchure du fleuve dans tamer Caspienne, pour s'infléchir vers le sud, contourner le khanat de Talysch, et s'approcher du Karasou, au nord d'Ardébil. L'embouchure de l'Araxe réuni au Kour resta ainsi éloignée de la frontière, dont le tracé est donné dans l'article 4 du traité. Depuis, en 1846, fut encore conclu entre les deux puissances limitrophes le traité de Tiflis, en vertu duquel la Russie obtint le droit de faire stationner dans les ports persans d'Enzéli (près de Rescht) et d'Astrabat les navires armés en guerre qu'elle entretient, et qu'elle a seule le droit d'entretenir, sur la mer Caspienne. On lui permit en même temps d'avoir une station militaire dans l'île voisine d'Achourade*, de faire exploiter des mines

1. Le texte de ce traité se trouve entre autres parmi les pièces justificatives de YEssai biographique et historique sur le comte Paskévitch d'Erivan, prince de Varsovie, par M. Jacques Tolstoï (1835), p. 205 et suiv.

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