‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 48 sur 367 · Ou Achouradeh. Voir t. Ier, p. 65, note · texte numérisé non relu

Ou Achouradeh. Voir t. Ier, p. 65, note

de houille et autres sur le territoire persan, et d'occuper des étapes fortifiées depuis les deux ports jusqu'à ces exploitations minérales.

Passons à la Turquie, qui, en Asie, est la voisine immédiate de la Perse, aussi bien que de la Russie. A peine le traité de Tourkmantchaï avait-il mis fin aux hostilités entre les deux dernières puissances, au grand mais tardif regret de Feth-Ali-Chah, que les Russes et les Turcs, après d'assez longues hésitations, en vinrent à une rupture, qui n'eût pas été sans dangers sérieux pour l'empire des Tsars, s'il avait eu à combattre à la fois les deux puissances asiatiques. Le traité de Boukarest n'était pas sitôt conclu, que de nouvelles contestations s'élevèrent entre Alexandre Ier et Mahmoud II; l'insurrection grecque de 1821 vint ensuite leur donner une plus grande portée; le sultan fit occuper les principautés de Moldavie et de Valachie, et si, malgré le mauvais succès de ses représentations de plus en plus pressantes, Alexandre laissa son épée dans le fourreau, ce ne fut que par condescendance pour les coalisés de la Sainte- Alliance1. Après sa mort, l'empereur Nicolas, moins disposé à leur faire des concessions, moins docile aux suggestions du prince de Metternich, adressa aux Turcs un ultimatum, qui, s'il avait été rejeté, aurait eu la guerre pour conséquence immédiate : les conseils de la diplomatie européenne décidèrent la Porte à reculer devant cette détermination. Le sultan consentit à négocier, ce qui donna lieu à la convention d'Âkkermân, signée dans cette ville de la Bessarabie, le 7 octobre 1826*. Acte international très-important, elle se rapporte pourtant moins à la frontière de la Russie qu'au règlement des affaires des deux principautés et de là

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