‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 50 sur 367 · Voir t. H, p · texte numérisé non relu

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katali, un peu à l'est de l'Alasân. Le gouvernement russe espérait qu'il lui serait donné de s'incorporer de même, successivement, toute la Montagne, c'est-à-dire l'ensemble des peuples du Caucase restés indépendants jusqu'alors, lequel paraît approcher de 1,500,000 âmes1 vivant sur un espace de 1,992 milles carrés ou de 109,000 kilom. carrés8. La force des choses, comme le dit M. Fonton8, écrivain officiel russe, semblait devoir réaliser cette attente et justifier cette prétention qui néanmoins a été déçue jusqu'à ce jour. Les peuples caucasiens se divisent, comme on Fa vu dans le volume précédent4, en occidentaux ou du Kouban, en orientaux ou du Daghestan, et en centraux ou intermédiaires. On regarde les derniers, qui sont surtout les Ossètes', comme soumis, et on les comprend dans la population du gouvernement de Tifïis. Quant aux Caucasiens occidentaux , vulgairement désignés sous le nom de Circassiens ou Tcherkesses, la Russie fonde ses droits à leur obéissance sur l'article 4 du traité d'Andrinople, mais n'a pu vaincre encore la résistance armée de ces braves montagnards, malgré ses nombreuses campagnes dirigées contre eux depuis 1 834, et contre les Chapsoughes en particulier encore en 1862. Ces peuplades nient que les Turcs aient jamais été leurs maîtres, et concluent de là qu'ils n'ont pu céder à la Russie leurs droits sur eux-. Pareillement, les Lesghiens et d'autres peuples du Caucase oriental protestent contre les traités en vertu desquels on aurait disposé d'eux sans les

1. Voir t. II, p. 131 , et Kœppcn, Russland's GesammtbevÔUcerung , p. 144. 2» Voir t. II, p. 130, et Kœppen, Areal, etc., p. 7.

3. La Russie dans l'Asie Mineure (1840). Cf. Bodenstedt, Die Vôlker des Kaukasus , t. Ier , p. 1 33.

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