‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 61 sur 367 · Ainsi qu'il a été dit t. Ier, p. 16, note · texte numérisé non relu

Ainsi qu'il a été dit t. Ier, p. 16, note

2. Il faut corriger d'après cela ce qui a été dit t. Ier, p. 79 et 80. — Au tome III des Mémoires de la Société géographique russe sont jointes deux cartes représentant les bassins des deux fleuves. La seconde, dressée à Omsk en 1841,

bouche et la frontière russe parait remonter ce fleuve au moins jusqu'au fort Pérofski (Ak-Medjid), construit sur le territoire qui naguère encore appartenait au khanat de Khokand.

Quant à la frontière actuelle russo-khokandaise, qui se trouve exactement au centre de l'Asie1, elle paraît encore être contestée entre les deux États voisins*; cependant on peut estimer sa longueur à 450 milles ou plus de 1,100 kilom. Nous ne saurions dire avec précision où elle quitte le Syr- Daria, mais au nord du lac Tchaganak elle longe déjà le Tchoui ou Tchou8, écoulement du lac Issyk-Koul, qu'elle franchit même au fort de Pischpek et à celui de Tokmak 4. Arrivée sur ce lac alpestre renfermé entre la chaîne de l'Alataou transiliyen et celle, plus considérable, du Thiân-

fail voir tout le Khokand et le bassin du Syr-Daria plus en grand. Voir aussi une carte de M. Venukof, dans ces mêmes mémoires ou Zapiski, 1861, 2° livraison.

1. Voir t. II, p. 31. — Pour toutes les distances qui rayonnent de là en différents sens, on peut consulter Y Asie centrale d'Alex, de Humboldt, t. III, p. 380. Cf. le Routier détaillé relatif aux khanats du Turkestan indépendant, qui se trouve dans les Zapiski ou Mémoires de la Société géographique russe , t. X, p. 113-192, et de Reden, Russland's Kraftelemente , p. 42. Nous noterons seulement quelques distances principales. De Bokhara à Orenbourg , il y a 1,630 kilom. ou environ 220 milles. De Bokhara à Amretsir, ville située entre les bras de l'Indus, 1,000 milles anglais, c'est-à-dire 223 milles d'Ail, ou 1,650 kilom. D'Orenbourg jusqu'au lac Aral, on compte 750 verstes ou environ 105 milles d'Ail. De Bokhara à Khiva, la distance est de 2-40 milles anglais ou 386 kilom.; d'après un dicton populaire, ce trajet peut être fait par un marchand en sept jours, et par un brigand en trois.

2. Dans tous les cas elle n'est pas indiquée sur les cartes de 1861 et 1862 que nous avons sous les yeux, par exemple sur la carte du pays situé entre le Tchou et le Stjr-Daria, qui accompagne la 3* livraison de 1862 des Zapiski de la Société géographique russe.

3. On peut consulter sur cette rivière, Ch. Ritter, Asie, t. Ie', p. 394, et la carte dont il sera question dans la note suivante.

4. Voir la carte n° 16 dans Petermann, MiUheilungen , 1858, et le texte qui s'y rapporte, p. 351-369. Voir aussi ce que nous avons dit des alentours du lac Issyk-Koul, t. II, p. 27-31 , et P. Séménof, Expédition dans les monts Thiàn-Chân ou Célestes , dans les Archives de M. Erman , 1859 , p. 25 et suiv.

Chàn, le Moustag des anciens géographes, nommé aussi Tengri-tagh et, dans nos géographies usuelles, monts Célestes1, la frontière russe contourne ce lac et ne le quitte que pour suivre, plus au sud, la ligne des faîtes de cette grande chaîne, de manière à s'approcher de très-près du Narym ou Naryn du Khokand, qui est un affluent du Syr-Daria. Au sud-est du lac Issyk-Koul et au pied de la montagne de Tengri-khan, à laquelle M. Scménof donne 20,000, et d'autres même 21,000 pieds (7,000 mètres) de haut, la frontière s'éloigne du Khokand et se trouve en contact immédiat avec l'immense empire de Chine.

Ces confins russo- chinois ont une longueur d'environ 3,000 kilom., si on la mesure grosso modo d'après les méridiens; ils en ont une de plus de 10,000 kilom., si l'on fait entrer dans le calcul toutes les sinuosités de la ligne. On les a décrits à différentes époques1, mais comme nous l'avons fait observer précédemment8, ils ont été considérablement modifiés par le traité de Péking en 1860, du moins sur deux points, savoir, à l'ouest entre le Tengri-khan, «montagnes, dit l'article 2 de cet acte, situées au sud du lac Issyk-Koul, et autrement dites Thiân-Chàn-Nàn-Lou, »

1. Voir t. II, p. 27 et 28 , la note; Ch. Ritter, Asie, t. Ier, p. 320 et sniv. ; Alex, de Humboldt, Ane centrale, t. II, p. 7 et suiv. — On trouve un profil du Thiân-Chàn, avec le Tengri-Khan comme principale sommité, sur une carte des Zapiski de la Société géographique russe, 1861 , 2" livraison. Selon cette carte, qui accompagne un mémoire de M. Goloubef sur la Région des sept rivières et Transiliyenne (p. 59-104), la frontière russe est encore moins avancée du côté de la Chine qu'elle n'est réellement; mais cela s'explique par la date de la carte, qui est l'année 1860.

2. Les textes des traités se trouvent d.ins les Archives diplomatiques d'Amyot, 1861, t. Ier, p. 270 et suiv. Ch. Ritter a fait une étude fondamentale de toute la ligne, Asie, t. Ier, p. 642 et suiv., 692 et suiv.; t. III, p. 78 et suiv. Cf. Bergmann, Peter der Grosse, t. VI, p 261-266, et Portfolio, n° 25 et 26, p. 525-540.

Page 1