Voir Ritter, Asie, 1. 1", p
Du 42e degré de lat. N., la frontière que nous étudions est descendue jusque vers le 50e, ce qui, même en droite ligne et sans les mille ondulations qui lui sont propres, fait déjà près de 900 kilom. de longueur. Maintenant nous entrons dans la chaîne de l'Altaï1, qui se ramifie diversement surtout au nord de la frontière, mais aussi au sud, et dont la ligne coupe ou traverse les chaînons jusqu'au Tchoulyschmân, rivière qui tombe dans le lac Téletzkoï. Un peu plus au nord, tout près du 52e degré de latitude, qu'elle franchira même encore sur plusieurs points plus à l'est, après avoir laissé à sa droite les monts Tangnou1 et dépassé aussi le lac chinois de Kossogol3, qui est du même côté à peu de distance, la frontière atteint la chaîne Saïane4 et le pays des Koïbales, aux confins des gouvernements russes de Tomsk et de Iénicéïsk. Là est le phare de Chabinaï-Dabagan , dont il est question dans presque tous les traités entre la Russie et la Chine*. C'est, dit Ch. Ritter, la 24e et dernière colonne frontière, à partir de Kiakhta, ou, pour qui arrive des environs du lac Téletzkoï, la première; elle s'élève à 125 verstes (18 milles) à l'ouest de la rive gauche du haut Iénicéï, qui pénètre avec violence, et par une vallée qu'il s'est rompue, dans la Sibérie, qu'il doit arroser. Il faut savoir qu'entre la Russie et la Chine il y a une vieille ligne de démarcation qui commence ici pour ne finir que sur la mer d'Okhotsk. Sa largeur, est-il dit dans le Portfolio, est de 5, 10 ou 30 toises, selon la nature du pays quelle traverse; et cette séparation entre les deux plus grands em-