Voir A. de B., Die Kosaken, p. 185 et suiv
2. Archives diplomatiques d'Amyot, 1861 , t. Ier, p. 276. Mais la nomenclature des lieux y est tronquée. Elle est plus complète dans le Portfolio. Même Ritter, le savant géographe par excellence, ne nous dit pas ce que c'est que le mont Orkhoïtou, dont il y est question.
3. Kiakhla , simple slobode ou bourg, avec 285 habitants des deux sexes, d'après le Calendrier de l'Académie de Saint-Pétersbourg, est à la distance de 5,555 verstes de Moscou ; d'après d'autres , à 5,900 verstes. Si, de ce bourg â Pékiog, on compte 1,500 verstes, la capitale de la Chine serait par conséquent à plus de 7,000 kilom. ou 1,750 lieues de Moscou.
au cœur de l'empire du Milieu1; Ourga, dans la Mongolie, est à 260 kilom. de Kiakhta, et d'Ourga à Péking, il y a, selon les uns, 1,200, selon les autres 1,500 kilom. Après avoir suivi quelque temps le Tchikoï, affluent de la Sélenga, et franchi de nouveau le 50e degré vers le sud , la frontière coupe l'Onôn, affluent de la Chilka, laquelle, avec l'Argoun. forme l'Amour. Elle passe là au pied du Tchokondo ou Sokhonda*, la plus haute montagne de la Daourie, d'une élévation d'environ 2,600 mètres, et, même avant d'y arriver, elle est hérissée de montagnes, car sur ce point se touchent les monts chinois de Kentéï et les monts Iablonnoï de la Sibérie orientale. Après avoir passé au sud du lac Taréï- Noor, la ligne atteint le Kerlôn qui, venu de la Mongolie, prend sur la frontière russe le nom d'Argoun et continue de couler au nord-est. L'Argoun et la frontière se confondent ensuite sur un long espace, jusqu'au confluent du premier avec la Chilka sous le 53e degré, confluent dont résulte l'Amour. La Russie a reconquis cette frontière du fleuve dont elle avait déjà été en possession de 1652 à 1689, et elle est ainsi de nouveau voisine immédiate. du pays des Mandchoux, qui sont les dominateurs de la Chine, pays d'où s'étend jusqu'à la rive droite du fleuve la chaîne méridienne de Khingân. Le Iablonnoï reste à quelque distance sur le territoire russe. Aujourd'hui nous ne dirons plus de l'Amour, comme nous avons pu le faire au moment de la publication de notre premier volume8, que ce grand fleuve est plus
1. Voir t. Ier, p. 291 , cl Petermann , Mittheilungen , 1857 , p. 122 et suiv. , avec une carte. Sur celle-ci, la frontière est indiquée, mais non la route au delà ; de même sur la carte de M. Gustave Radde. Sur les roules par la Mongolie, voir Rilter, Asie, t. II, p. 343-374.
2. Voir t. Ier, p. 299. Toute celle partie de la frontière, depuis le lac Kossogol, est dessinée sur la carte de M. Gustave Radde , reproduite dans les Afiïtheilungen de Petermann, 1861, n° 16.