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C. La grande-principauté de Finlande

Absolument comme la Pologne, la Finlande forme un petit État à part, quoique indissolublement uni à la Russie, par le lien personnel d'un seul et même souverain.

En ce qui concerne son nom, on a vu1 que déjà Tacite et Claude Ptolémée font mention des Finnois (Fenni ou Finnï). Comme nom de pays*, on trouve, depuis le Xe siècle, les formes de Finnar, Binland, Vinland ou Finland, soit dans la Hialmar-Saga, soit chez Snorri Sturluson et chez Saxon le Grammairien, écrivains qui sont du XIIe et du XIIIe siècle3. Mais il n'y a que confusion dans ce qu'on lit sur cette ancienne Finlande, et ce qu'un vieux chroniqueur finlandais dit de ses rois, d'après Saxon, paraît se rapporter plutôt à un État finnois jadis existant, mais qui n'a pas survécu à la succession des siècles, la Biarmie. Nous ignorons complètement dans quelle situation elle était et à quel régime elle était soumise, lorsqu'elle entra pour la première fois en contact avec les Suédois. Tout ce que nous savons, c'est qu'elle était divisée entre trois peuplades de la race souome, les Tavastes ou Ièmes , au centre du pays et sur la côte du sud-ouest, les Karéliens, sur les confins de la Finlande et de la Russie, et les Quaines ou Kvènes, au nord et au nord-ouest*. Au milieu du XIIe siècle, en 1157, Eric IX,

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