‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 102 sur 359 · T. I, p. 321 et suiv.; t. Il, p. 5 et · texte numérisé non relu

T. I, p. 321 et suiv.; t. Il, p. 5 et

les forcent à faire un coude , l’un vers l’est , l’autre vers l’ouest. Elles forment , à vrai dire , la limite de la Russie arctique de son côté méridional; car, sans arriver nulle part à la hauteur de plus de 330 mètres, elles se continuent , selon Miiller, par des mouvements de terrain quelquefois imperceptibles, jusqu’au Biélo-Ozéro, et s’infléchissent ensuite de manière à toucher au pays des sources, où le Volga, le Dnièpr et la Dvina prennent naissance'. Sans doute , ces hauteurs sont encore des émissaires de l’Oural ; mais il est difficile d’indiquer avec précision le lien par lequel elles s’y rattachent.

Près des deux tiers de l’Oural , depuis la limite de la région polaire jusqu’au centre du gouvernement d’Orenbourg, sont couverts dp forêts impénétrables de mélèzes, de pins, de sapins et de bouleaux. Le terrain y est en grande partie marécageux ; les rivières nombreuses qui en descendent vers la plaine, alimentées par les eaux dont la terre est imprégnée , deviennent navigables à peu de distance de leurs sources. A l’extrémité méridionale seulement, les bois disparaissent, et les flancs des montagnes ne se garnissent que d’une verdure chétive, bientôt desséchée par les chaleurs de l’été, qui mettent les cours d’eau à sec. Les forêts du nord ne sont habitées que par quelques chasseurs surtout vogouls; dans la partie centrale, siège d'une immense exploitation métallurgique, une population, aujourd’hui trèsnombreuse et composée en majorité de Russes, se groupe autour des mines de fer ou de cuivre, des lavages d’or et des usines de toute espèce , dont quelques-unes frappent par leur remarquable installation, par la grandeur de leurs moyens et la magnificence qui s’y déploie. Enfin , dans la partie méridionale, autour de l’Iremel principalement, les

Page 1