Voilage au mont Caucase, t. I, p
2. Klnproth écrit Yegorlik, de même qu'il écrit (p. 81 ) Ycî le fleuve qui a donné son nom au fort d'teisk, dont les rapports officiels ont fait Ghclsk et Gleïsk.
3. Aujourd’hui les trois districts du gouvernement de Stavropol sont feux de Stavropol, de Kizliar et de Piatigorsk. Il faut y ajouter la Ligne du Caucase, qui a une population presque aussi forte que ces trois districts pris ensemble.
ii calcaire. La couleur de ce grès est jaunâtre et grise ; il « est en lits épais et presque horizontaux , que l’on a « entamés à la pointe du nord - ouest pour en tirer des ic meules »
<i Ce groupe élevé de montagnes, que l’on peut considérer comme une branche de la partie antérieure de l’Elbrouz, s’avance au nord entre la source de la Kouma et la sinuosité que décrit le Kouban à la sortie des hautes montagnes. Il comprend les hauteurs de Kara-Yaella ', ou Vorofskoï-Less (Forêt des Voleurs), et celle de Krougloï-Less (Forêt ronde) qui dominent la plupart des collines adjacentes; et il forme, en avant de Sévernoï, une cime élevée que l’on appelle Svistoun (le Bruyant) , parce que sa position l’expose à de fréquents orages. L’extrémité de ces montagnes, que traverse la grande roule, se prolonge entre les sources du Dongouzlé et du Kalaous. La plaine, depuis la steppe inférieure de la Kouma jusqu’à ce groupe, commence à s’élever insensiblement au - dessus de Privolnoï. Une plus forte terrasse règne le long du Kara-Myklé , en remontant vers la source de ce ruisseau ; elle s’élève à la hauteur des collines dont il a déjà été question , et va se terminer, à la croupe de grès la plus élevée , par des collines qui s’exhaussent de plus en plus et qui s’élargissent au delà de la source du Dongouzlé. De cette même lile parlent d’autres collines moins considérables, qui s’aplanissent du côté de la steppe : elles se prolongent sur la rive droite du Kouban jusqu’à Protchnoï- Okop. Les montagnes escarpées, situées vis-à-vis de l’embouchure du petit Zelentchouk *, font partie de cette chaîne,
1. Probablement Kara hïla, Croupe noire, en tatar. Les noms suivants appartiennent à la langue russe.
2, Entre Labinskaîa et Kavkazkaia, deu» petits endroits sur le Kouban et sur la route qui mène de lékalérinodar i Stavropol. Voir le grand Allas , feuille 1>, 10. .
aspect général; orographie.
ainsi que les hauteurs de Cheb-Karagatch ou Temnoï-Less (Bois sombre), voisines de Prégradnoï-Stân 1 , d’où les ruisseaux qui forment le Yégorlyk prennent naissance , près du Kouban. . . .
« Cette branche des montagnes, qui forme la partie avancée de l’Elbrouz, exerce une influence très-marquée sur le temps, la température et la végétation des contrées voisines situées au nord-ouest et au sud-est*. »
Tout ce qu’on vient de lire se rapporte au contre-fort du nord dont nous avons parlé et que l’on peut appeler par extension Bcscli-taou ou Besch-dpgh , quoique ce nom qui signifie Cinq Montagnes appartienne à une croupe particulière, surmontée de cinq pointes, croupe qu’on appelle aussi le Dos de l’Ane. Le Machouka ou Metchouka de Pallas n’est autre chose qu’une des cinq cimes du Besch-taou. Une autre dénomination que l’on donne à ce contre-fort est celle de montagnes de Piatigorsk. Le Besch-taou proprement dit est au sud-ouest de Ghéorghiefsk , sur la route de Konstantinogorsk. Pallas, en le décrivant , fait connaître aussi plusieurs des montagnes qui l’entourent3; nous ne pouvons le suivre ici dans ces détails.
Le rameau que M. Koch décrit comme un émissaire du Caucase , sous les noms de Kara-dagh et de Pchékhesch , entre le haut Térek et le fort d’Ouroukh * , paraît faire partie déjà de la chaîne principale.
Nous arrivons maintenant à la partie occidentale de celleci, entre Vladikavkaz et Anapa.
Cette partie peut encore se diviser en deux sections, celle
1. Plus liant sur le Kouban, vers Temnolesskala, au sud de Stavropol.