Rcisc, t. I, p
qui est à l’est de l’Elbrouz et celle qui est à l’ouest de ce géant. Nous commencerons par la première.
Section entre Anapa et l’Elbrouz. — Iteineggs la désigne sous le nom de monts Ccrauniens ’ ; M. Koch propose de l’appeler Caucase tcherkesse ; vulgairement on la désigne sous la vague dénomination de montagnes Noires , que nous venons de voir employée dans un sens très-différent, et les Tcherkesses appellent Chogalesch (Vieux Blanc) le chaînon septentrional qui s’y rattache*. Cette section forme la limite sud du pays des Tcherkesses ou Adighé, sépare ensuite l’Avkhasie de l’Abasie qui en est toute couverte au sud , et louche, près de l’Elbrouz, au Souaneth. Le mont Oschten, d’où découle la Laba, affluent du Kouban, en constitue le noyau. Plus au nord-ouest sont l’Idokopas, le Chapsoukh, le Pélaf-Tépesch ; plus au sud-est, le Maroukh et le Djoumantaou. Au nord de l’Elbrouz sont le Kandjal et le Tchalpak. Le Djouman-taou , au sud de l’Elbrouz et qui est placé entre l’Abasie et le Souaneth, à 50 ou 54 verstes du rivage de la mer Noire, marque, comme lui, l’extrémité de la section, laquelle est continuée vers le nord par le cours delà Malka, affluent du Kouban. L’Elbrouz esta près de 100 verstes du rivage; l’Oschten, à 38. De l’Oschten au Djouman-taou, le Caucase présente, sur une longueur de 140 verstes, un groupe isolé de hautes cimes dont l’axe court de l’O. N. 0. à l’E. S. E., dans le sens de la côte*. On ne voit rien de très-imposant en s’en approchant sur la mer Noire; car, dit Dubois de Montpéreux, la ligne de faites vient heurter de toute sa hauteur à Gagra contre les flots, de
1. Ptolémée, dans sa description de la S.irniatio asiatique (V, 8), les nomme avec les monts Hippiques et le mont Corai, comme s’avançant du nord au sud vers le Caucase. Mannert, t. IV, p. 367.