Voir Koch, licite, I. I, p
3. Voir Dubois rie Montpéreux, Voyage autour du Caucate, t. I, p. 206 et suiv. — Ce sont, dit-on, les monts Curax de Pline et de Ptolémée.
ASPECT général; orographie.
manière à cacher la chaîne. D’Anapa jusqu’à mi-chemin du cap Oussoup-soup ou Issou-soup, la côte est basse et sablonneuse. Ensuite, en avançant vers le cap, elle se relève; le rivage jaunâtre et escarpé est à peine tacheté de quelque verdure. Mais au cap même commence un autre système. Toutes les collines sont arrondies et couvertes de forêts; le pied en est déchiré , vers la mer, par les Ilots. Des falaises présentent de grandes parois nues à pic, encadrées de verdure. Ces collines sont continues, entrecoupées seulement de quelques vallons L’Anglais Edmond Spencer 1 en fait un tableau séduisant, et, selon lui, quelques-unes des montagnes couvertes de magnifiques forêts qui bordent la côte en avant de la grande chaîne, s’élèvent jusqu’à la hauteur de 5000 pieds.
Dans celte section, il n’y a d’abord pas encore de bifurcation. La crête s’étend en droite ligne, et c’est seulement au delà de TOulou-Kaïa qu’elle fait des courbes. H y a peu de glaciers ; car à l’ouest de l’Elbrouz , la hauteur de la chaîne diminue. Changeant de direction au delà du'Djouinantaou , elle fait un angle presque droit avec la ligne de l’Avkhasie, pour s’avancer jusqu’à l’Elbrouz, où, après avoir suivi la direction du nord-est, elle se retourne vers le sud-est. Elle donne naissance au nord à la Laba, à
t. Travel* in llie wetlern Caucasut , ineluding a tour throngh Imerelin , Mingrelia , Turkeg, etc. , Londres, 1838, in-8°. Nous n'avons devant nous que l'extrait de ce livre publié dans le recueil de M. Ch. Kocli , Die kaiikasixchen Limier und Arménien, Leipzig, 1855 (p. I I). Ce recueil fait partie des publications du libraire Lorck à Leipzig, dont plusieurs sont une violation manifeste de la propriété littéraire. Nous répétions qu'un savant aussi digne de ce nom que M. le professeur Ch. Koch ait pu se prêter A ce trafic, par lequel tant d'ouvrages ont été mutilés et dénaturés. Lui-même n’a pas craint de dire , dans la préface, qu'il s’est cru autorisé à faire dans le texte de l'auteur les changements qui lui paraissaient nécessaires. Comment n’a-t-il pas compris, lui auteur de plusieurs ouvrages très-estimables , qu’à ce prix il n'y a plus de sécurité pour les écrivains, pillés et mutilés le plus souvent à leur insu?
l’Ouroup, au Zélentchouk, et au Kouban, dont les autres ne sont que des affluents ; au sud , à un grand nombre de ruisseaux côtiers , jusqu’à l’Ingour , qui , au nord du Rion ou Phase, a son embouchure à Anaklia.
Quelques chemins de montagnes, praticables seulement aux piétons, établissent une communication, presque en tout temps fort difficile, entre le côté de la steppe au nord-est de la chaîne et la rive de la mer au sud-ouest.
Section entre l’Elbrouz et la route du Dariel. — Elle est , dans sa plus grande partie bifurquée et même trifurquée. La seconde ligne est à la distance d’environ 85 verstes de la première; d’intervalle en intervalle, des traverses réunissent les deux lignes en formant comme de vastes chaudrons que M. Koch 1 2 suppose avoir été autrefois les récipients de lacs qui, depuis, se seraient écoulés en alimentant les torrents. Les principales hauteurs, qui s’élèvent en pyramides, ne font pas partie de la chaîne principale : quelquesunes, comme l’Elbrouz, constituent à elles-seules des systèmes particuliers, en saillie vers le nord sur la chaîne; d’autres appartiennent à la crête secondaire, comme le Kazbek et quelques-uns des Khokhs (Stvr-Khokh , liasaï- Khokh’, etc.). La chaîne principale est continue : nulle part des vallées ne viennent l’interrompre; seulement en différents endroits elle s’abaisse en plateaux élevés ou croupes de montagnes. Les chaînons accessoires, au contraire, ouvrent un passage aux torrents soit vers le nord, soit vers le sud. Les parties inférieures ont conservé leur revêtement primitif de schiste argileux noirâtre, sans aucune trace de vie organique antérieure, et seulement mêlé de pyrite sulfureux,
1. finir in Gni*im,am kaxpischen Meere tmd im Kaukasus , t. III de l'ouvrage Wtmderungen im Oriente wiihretul lier Jahre 1S43 unit iS44 , p. 320 et suiv. M. Koch appelle ces lacs, à cause de leur élévation , llochteen.