‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 111 sur 359 · Tableau (lu Caucase, p · texte numérisé non relu

Tableau (lu Caucase, p

2. Djouaré- Yakhé dans la langue des indigènes , et en russe Krestovaia Cora.

3. On peut très-bien voir tout cela sur la grande carte du général russe Klialof.

4. C'est le nom que les Russes ont donné à ce géant, par erreur, selon Klaprolh, et voici comment cet érudit explique son assertion. Le village de Stépantzminda, dit-il, situé au pied du Mkinvari, est le siège d'un kaii-beg ou chef supérieur héréditaire, autrefois chargé de garder le défilé dans lequel coule le Téiek supérieur. Ce titre, les Russes l’ont appliqué à la montagne. A cette occasion, Klaproth corrige une méprise qu’il reproche é Gamba, Voyage, t. Il, p. 24. Voir encore sur le Mkinvari, appelé aussi Tchéresli-soup , Hauteur chrétienne, Klaproth, Voyage, t. I, p. 470 et suiv., et Koch, Hein -, t. II, p. 17. — MM. Engelhard! et Parrot, professeurs de Dorpat, (Heise in die hrym, t. I, p. 205), estiment la hauteur absolue du Kazbek à 14,400 pieds de roi, et la limite des neiges perpétuelles à 9,882. D'après M. Meyer (observations de 1829), cette montagne aurait 14,730 pieds de haut, et la même limite y serait de 10,011 pieds.

volcanique qui coupe ie Caucase du N. E. au S. 0. De grandes coulées , d’une nature particulière , descendent jusqu’au bord duTérek, en face du village de Stépan-lzminda (Saint-Etienne).

Le lecteur a vu plus haut quel aspect présentent ces montagnes depuis Ghéorghiefsk. Pour lui donner une idée de l’impression qu’ elles produisent sur les personnes qui arrivent par mer à Soukhoum-Kalé ou à Redoute-Halé, nous emprunterons quelques pages au voyage anglais d’Edmond Spencer, qui a visité toute cette côte du Pont-Euxin. Après nous avoir entretenus des beautés plus gracieuses qu’imposantes , mais toujours admirables selon lui , devant lesquelles il passa, après avoir quitté le fort de Soudjouk-Kalé pour naviguer vers le sud-est', il s’extasie à la vue de l'Elbrouz et de ses formidables voisins. «Quand nous eûmes quitté Soukhoum-Kalé , dit-il , les belles montagnes riveraines qui, pendant si longtemps, avaient réjoui nos yeux de leur pittoresque variété et de leurs changements de décoration , se retirèrent insensiblement de la côte , jusqu’à ce que nous arrivâmes vers l’immense plaine de la Mingrélie. Quelque admiration que nous eussions eue pour le beau tableau que présentaient les rives du pays des Tcherkesses, nous n’étions pas fâchés , d’autre part, délaisser enfin à nos côtés la barrière qui , jusqu’à ce moment, avaitintercepté la magnifique vue actuellement étalée sous nos yeux. Car maintenant nous vîmes devant nous la célèbre ligne des Alpes caucasiques qui, dans leur splendeur, s’élevaient jusqu’aux nues. Et quand , des forêts impénétrables de la Mingrélie qui encadrent le bord de la mer, l’œil errait jusqu’au plus haut sommet de l’Elbrouz ou jusqu’au Kazbek, bien plus éloigné encore, nous pouvions (tant l’air

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